Les maisons de repos font part de leur détresse à Alain Maron

07/10/21
Les maisons de repos font part de leur détresse à Alain Maron

Les fédérations bruxelloises des CPAS, les institutions de santé privées (Gibbis) et les maisons de repos privées (Fermabel) ont adressé une lettre au ministre bruxellois de la santé, Alain Maron mercredi 6 septembre 2021. Elles demandent, entre autres, le renforcement et le prolongement des compensations attribuées pour faire face à la baisse des taux d’occupation dans leurs établissements suite à la crise Covid.

En septembre 2020, des mesures ont été adoptées en faveur des maisons de repos et du secteur de l’aide aux personnes. L’essentiel était en réponse à la diminution du nombre de résident.e.s. Ces mesures ont pris fin en septembre 2021. Cependant, les institutions font toujours face au même problème auquel s’est ajouté la rémunération du personnel de contrôle des Covid Safe Tickets. Les fédérations bruxelloises des CPAS, les institutions de santé privées (Gibbis) et les maisons de repos privées (Fermabel) ont fait part de leurs demandes au ministre bruxellois de la santé, Alain Maron.

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Renforcement et du prolongement des compensations

Le secteur des maisons de repos fait face à un taux d’occupation actuel de 73% contre 85% avant la crise Covid. Cette perte entraîne un déficit qui risque d’impacter l’encadrement du personnel. Les mesures mises en place en septembre dernier sont jugées par le secteur “très partielles et insuffisantes”. Ainsi, le secteur demande que les mesures de compensation de la sous-occupation en maison de repos soient renforcées et prolongées sur le dernier trimestre 2021 et 2022, “afin de soutenir l’emploi et la viabilité à long terme de nos institutions.”

Abrogation du “troisième volet”

Une deuxième problématique est également soulevée, celle du dispositif du “troisième volet”. Ce dispositif finance l’emploi au-delà des normes prévues pour l’octroi du forfait. “Son paiement est limité par un plafond de personnel en ETP dont le dépassement implique une réduction linéaire des versements.

Etant donné que le nombre de résidant.e.s diminue, il y a un risque de dépassement du plafond et donc d’une pénalité, ce qui laisse envisager une nouvelle perte de fonds pour des maisons de repos déjà fragilisées par la crise Covid. Le secteur demande de nouveau l’abrogation de ce plafond du troisième volet.

Budget pour personnel de contrôle du Covid Safe Ticket (CST)

Enfin, l’exigence d’un CST lors des visites en maisons de repos entraîne l’engagement de personnel qualifié et formé pour la fonction de contrôle. Personnel qu’il faut rémunérer. Le secteur demande l’injection “d’une partie du budget des maisons de repos non-utilisé” dans les frais de ce personnel spécifique.

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