Casa Clara : une maison de répit créée par une ancienne aidant proche

Casa Clara: une maison de répit créée par une ancienne aidant proche

Pendant trois ans, Fanny Calcus s’est occupée de sa fille Clara, atteinte d’une pathologie lourde. Après la mort de son enfant, elle a donné vie à une maison de répit, persuadée de l’importance de ce genre de lieux, bien trop rares en Belgique. La Casa Clara offre des moments de détente et de ressourcement aux parents et aux proches d’enfants porteurs d’un handicap ou d’une pathologie lourde. De plus, elle permet de rompre l’isolement de ces aidants-proches en les sortant du cadre habituel. Reportage.


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La Casa Clara est née dans un contexte familial bouleversant. « J’étais l’aidant proche de notre second enfant Clara. Elle était atteinte d’une pathologie lourde qui provoquait différentes formes de handicap. Pendant les trois années de sa trop courte vie, j’ai désespérément cherché un endroit de partage et de rencontres avec d’autre parents et je ne l’ai pas trouvé. Donc, j’ai décidé de le créer », raconte Fanny Calcus, la fondatrice de l’ASBL Casa Clara.

Pour elle, la grande difficulté rencontrée par ces parents est d’avoir des moments pour eux. « Au fil du temps, on rentre dans un accompagnement qui est normal puisque on est avant tout des parents et on ne se considère pas nécessairement comme des aidants proches. On reste dans des difficultés qu’on accepte simplement parce que cela fait partie d’une certaine normalité », témoigne-t-elle.

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Développer des partenariats

L’objectif de l’asbl Casa Clara est de faire sortir les parents mais aussi les frères et sœurs et d’autres membres de la famille de leur quotidien, et de leur permettre de rencontrer d’autres parents. Avec comme objectif central de comprendre qu’ils ne sont pas seuls. Pour ce faire, l’association propose des journées de répit de trois types différents : pour les parents, pour les frères et sœurs et finalement pour les familles. Au menu : salle de relaxation, massages, yoga ou encore ateliers de pleine conscience proposés par des accompagnants professionnels.

L’enjeu restant est de pouvoir accueillir toutes les familles : « Ce qu’on espère prochainement, c’est parvenir à toucher les familles d’enfants qui n’ont pas des solutions de prise en charge. Des enfants et adultes qui sont sept jours sur sept avec leurs parents. Le seul moyen est vraiment de développer des nouveaux partenariats avec ces services de répit à domicile qui pourrait dégager quelques heures pour que l’enfant ou l’adulte soit pris en charge », conclut Fanny Calcus.

A.A.

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