Des recommandations pour une politique anti-alcool

Des recommandations pour une politique anti-alcool

Une vaste étude financée par Belspo et menée depuis 2015 par la HoGent et les universités de Gand et de Liège a permis de formuler des recommandations quant à la législation à adopter en matière de consommation d’alcool. L’étude promeut une politique intégrée, qui soit axée sur le prix, la sensibilisation et la responsabilisation.

Suite à l’abandon du Plan Alcool par la ministre fédérale de la Santé Maggie de Block, le problème de l’alcoolisme demeure en Belgique. Des projets voient ainsi le jour comme le Réseau Alcool afin d’informer les professionnels et les citoyens sur le sujet. Pourtant, une législation adaptée pourrait, selon l’étude menée par la HoGent et les universités de Gand et de Liège, endiguer efficacement le problème. Pour cela, il faudrait une politique intégrée qui s’appuie sur une augmentation du prix ainsi que sur la sensibilisation et la responsabilisation du public.

Augmenter les prix

Selon l’étude, le prix de l’alcool aurait une influence importante sur la consommation. Ainsi, lorsqu’il devient moins cher, les jeunes boiraient davantage. En revanche, selon la recherche internationale, une augmentation du prix de l’alcool mènerait à une baisse significative de la consommation.

Ne pas se concentrer uniquement sur les jeunes

L’étude recommande également de ne pas se centrer uniquement sur la consommation des jeunes. Effectivement, le durcissement de la loi pour les jeunes n’aurait pas d’effet réel sur leur consommation, le problème n’étant pas lié à la jeunesse, mais à une conception culturelle de la consommation. En Belgique, boire semble en effet associé à une forme de culture nationale, et les campagnes de sensibilisation à large spectre comme la Tournée Minérale y seraient plus efficaces. Plutôt que de durcir la loi pour les jeunes, l’étude recommande un meilleur accompagnement et plus de contrôle de la part des parents.

Une mise à disposition responsable

Pour une lutte efficace contre la consommation d’alcool, les chercheurs recommandent une mise à disposition responsable de l’alcool. Ils plaident dès lors pour l’introduction d’étiquettes qui spécifient l’âge minimum auquel la boisson peut être achetée et les mises en garde sanitaires. Ils encouragent les autorités locales à développer une stratégie globale dans leur commune en renforçant les connaissances sur le sujet, par exemple grâce à une formation de base, associée à des campagnes de prévention.

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