Elections : les maisons médicales, débordées, manquent de moyens !

Elections: les maisons médicales, débordées, manquent de moyens!

La Fédération des maisons médicales milite pour l’échelonnement des soins. "Les pratiques pluridisciplinaires de première ligne sont la réponse", pointe le mouvement. "Mais, comme le reste de la première ligne, les maisons médicales sont débordées et manquent de moyens pour se développer."

Voici le communiqué de presse de la Fédération des maisons médicales, à la veille des élections du 26 mai :

La première ligne souffre ! Fortement sollicitée par le développement récent des alternatives à l’hospitalisation et des retours précoces à domicile, l’augmentation des maladies chroniques et le vieillissement de la population, elle tente de répondre à la déferlante.

Mais, le manque de moyens est criant car les économies réalisées en deuxième ligne ne sont pas injectées dans l’ambulatoire, ni concertées. Certaines régions sont particulièrement démunies face à cet afflux de patients. La répartition des soignants sur notre territoire n’est en effet pas homogène.

Des zones connaissent une pénurie inquiétante, mettant en péril la continuité des soins pour une partie de la population. L’installation des soignants ne se fait pas nécessairement en fonction de l’utilité sociale et des besoins de la population.

Les propositions pour les futurs accords de majorité :

- Favoriser l’installation et la répartition des professionnels de première ligne par des mesures incitatives suffisantes.
- Planifier l’installation des structures de première ligne en prenant en compte les besoins locaux en santé, l’activité réelle des soignants, spécifiquement des médecins généralistes.
- Réduire de manière progressive et concertée les sous-quotas de spécialistes au bénéfice des sous-quotas de généralistes de façon à anticiper l’augmentation de travail en première ligne.
- Favoriser la collaboration entre la prévention spécialisée (ONE, médecine scolaire, etc.) et les centres de santé de première ligne.
- Mettre en œuvre les transferts des moyens de la deuxième ligne vers la première via des accords de coopération comme le prévoit la loi de financement.
- Créer des mesures incitatives pour renforcer l’échelonnement, et décourager le recours direct à la deuxième ligne.
- Élaborer une politique d’accès aux soignants commune pour éviter que la mobilité des soignants se fasse en fonction des intérêts économiques et au détriment de l’utilité sociale.



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