Les chiens d’aide d’Os'mose ? Des fidèles compagnons de l’inclusion !

Les chiens d'aide d'Os'mose ? Des fidèles compagnons de l'inclusion !

L’asbl Os’mose montre l’importance des chiens pour les personnes souffrant d’un handicap ou à mobilité réduite. Quotidiennement, elles ont besoin d’une aide pour effectuer des tâches simples mais cruellement compliquées quand on se déplace en fauteuil roulant, par exemple. L’asbl Os’mose propose une solution : elle forme des chiens d’assistance afin qu’ils aident dans la vie de tous les jours les personnes handicapées mentalement ou physiquement

« Avant de créer Os’mose, je travaillais avec ma mère dans une association qui formait des chiens pour personnes handicapées également. Cependant je ne m’y retrouvai pas, il n’y avait pas le contact que je recherchais avec l’humain et l’animal. Il n’y avait pas l’aspect inclusif…Du coup on a décidé de fonder cette association », déclare Vanessa Wey, directrice de l’asbl Os’mose. L’asbl a vu le jour en 2010 avec le but d’offrir, via les chiens, une autonomie plus ou moins retrouvée pour les personnes à mobilité réduite.

- [A lire]  : Zoothérapie : "le chien est un outil au service du patient"

Les chiens, une aide et un repère du quotidien

L’activité principale de l’asbl est la formation de chiens d’aide pour les personnes handicapées mentalement ou physiquement. Grâce aux animaux, ces personnes peuvent retrouver ou acquérir une part d’autonomie les conduisant à (re)goûter à une vie sociale. On sait l’importance du lien social dans la vie, il est donc primordial de permettre à tout le monde d’avoir accès à cet épanouissement. « On forme trois types de chiens d’assistance pour trois types de bénéficiaires. Il y les chiens pour les personnes à mobilité réduite, ceux pour les personnes épileptiques et les chiens pour enfants autistes. On veut pouvoir servir dans différents domaines », précise Vanessa.

Le chien est une aide indéniable dans la vie quotidienne :
- Pour les personnes à mobilité réduite, les chiens connaissent une cinquantaine d’opérations comme : ramasser un objet tombé, payer à un comptoir trop haut, ouvrir et fermer les portes, pousser les interrupteurs, appeler un ascenseur, aider à la traction du fauteuil roulant dans les passages difficiles…
- Pour les personnes épileptiques il sert « d’alarme » : le chien peut, soit aider si une crise survient, soit prévenir une crise avant qu’elle advienne afin que le maître puisse se mettre en position de sécurité. Il est formé à plusieurs tâches si son maître fait une crise d’épilepsie : aller chercher de l’aide, appuyer sur un bouton d’alarme, apporter des objets, immobiliser le maître par terre en se couchant dessus s’il est trop agité…
- Pour les enfants autistes, le chien sert d’éveil : le chien d’éveil est destiné aux familles ayant un enfant souffrant d’un handicap mental. Il a pour rôle d’apporter un soutien affectif à l’enfant. Il doit renforcer le contact tactile et faciliter la communication avec le monde extérieur.

- [A lire]  : Hippothérapie : les chevaux pour aider le patient à se libérer

Formation des chiens, un aspect primordial

La formation des chiens est assurée par des familles d’accueil sélectionnées au préalable par Os’mose. Les chiots, soigneusement choisis à l’âge de deux mois, sont alors placés dans les familles d’accueil qui doivent offrir un milieu stimulant, enrichissant dans le but de socialiser et pré-éduquer à leur futur travail de chien d’aide. « Pendant deux ans en moyenne ils sont placés dans les familles d’accueil où les chiots doivent progresser sur différents domaines. C’est donc une charge importante et cruciale pour les familles d’accueil, mais je pense qu’elles y trouvent beaucoup aussi », explique Vanessa.

Une fois formés, les chiens sont ensuite envoyés dans les familles bénéficiaires pour aider et assister les personnes dans le besoin. « Cependant le lien ne se coupe jamais avec les familles d’accueil. La relation avec le chien est maintenue étant donné que la famille d’accueil et les bénéficiaires restent en relation. Et pour cause : l’équipe d’Os’mose tient à organiser des rencontres périodiques », précise Vanessage Wey.

Et de conclure : « Le chien est le prolongement du corps de la personne. Il doit être là pour l’aider à avancer dans la vie et à s’inclure dans la société. »

- [A lire]  : De plus en plus de professionnels utilisent la thérapie par l’animal

B.T.



Ajouter un commentaire à l'article





« Retour

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies.   J'accepte   En savoir plus