Les soins de 1ère ligne à Bruxelles
Généralistes, infirmiers, kinés, pharmaciens, ils étaient 7500 à manifester à Bruxelles ce samedi pour une revalorisation des soins de première ligne.
En dehors des revendications communes (revalorisation de leur travail et allègement de la paperasserie), chacune des professions avaient leurs revendications propres.
Les généralistes veulent augmenter le prix des consultations à 20 euros (au lieu de 16), et 30 pour la visite à domicile (au lieu de 20). Les médicaments soumis à l’avis du médecin conseil (catégorie Bf) passent également très mal.
Les kinés demandent une révision de la nomenclature en vigueur depuis mai. Celle-ci limite l’accès aux soins et engendrerait une baisse de revenus de 20 à 40%. Ils demandent la suppression des inégalités entre kinés hospitaliers et extra-hospitaliers.
Les marges bénéficiaires des pharmaciens étant plafonnées, les médicaments chers ou en grands conditionnements ne sont pas rentables. Ils réclament des mesures contre la publicité excessive des grandes industries et la délivrance des vaccins uniquement en officine.
Les infirmières indépendantes demandent la garantie du libre choix de l’infirmière par le patient et un financement du travail de collaboration avec les autres prestataires de soins (médecins, hôpitaux...). Elles accusent la délégation de tâches aux aides soignantes, et la faveur aux grandes structures de soins.
Les dentistes exigent que le ministre applique l’accord dento-mutualiste prévoyant d’élargir l’examen buccal annuel de prévention, aujourd’hui réservé aux 18-24 ans, aux 25-50 ans.
(source : Le Soir)
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