Négociations pour le personnel de santé : la CNE va durcir le ton

Négociations pour le personnel de santé: la CNE va durcir le ton

Après l’échec de multiples réunions et particulièrement de la négociation « de la dernière chance » le 13 janvier dernier, près de 200 militants CNE du secteur fédéral de la santé analysaient ce mardi 21 la situation et ont donné mandat aux négociateurs pour la suite. Le syndicat ne croit plus un accord possible au niveau du secteur.

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Pour rappel, il s’agissait de concrétiser l’Accord social Non-Marchand du 25 octobre 2017 dans 6 conventions collectives de travail et dans la signature par les employeurs du protocole définissant le cadre social de la mise en place des réseaux hospitaliers (négocié avec la ministre De Block).

Les militants ont minutieusement analysé les avancées contenues dans les propositions patronales, en les comparant avec :

- les exigences de flexibilité accrues (semestrialisation, heures complémentaires sans sursalaires pour les temps partiels, réduction du délai de repos entre 2 prestations de 11 à 9H, horaire définitif seulement 7 jours à l’avance) d’une part ;

- et les avantages existant déjà actuellement dans les hôpitaux (est-ce que les propositions patronales amènent un plus par rapport à la situation actuelle ?), d’autre part.

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Un préavis de grève sera déposé

Sur cette base, l’instance a constaté que les positions patronales actuelles ne permettent pas de poursuivre des négociations sectorielles qui déboucheraient sur une réelle amélioration pour le personnel de la Santé. Dans ce sens, sauf si des propositions patronales fermes largement plus proches de nos exigences devaient être formulées, la CNE entame dès aujourd’hui une démarche locale coordonnée.

Il s’agit de faire l’inventaire des avantages non encore obtenus dans chaque institution, et de déposer une demande de négociation locale sur ces points. Un préavis de grève sera déposé, impliquant une activation de la grève au terme du planning de négociation défini au sein de chaque établissement.

La CNE regrette que les fédérations d’employeurs n’ont pas pris la mesure du malaise des personnels du secteur de la Santé, ce qui n’a pas permis de mener à bien les négociations sectorielles. Par contre, elle compte s’appuyer sur les déclarations nombreuses des directions locales, dans le cadre des mardis des blouses blanches, par lesquelles elles se disaient solidaires avec le personnel, et volontaristes pour améliorer ses conditions de travail.

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