Santé : précisions quant au budget Cocof 2018

Santé : précisions quant au budget Cocof 2018

Le budget 2018 de la Cocof a été voté en séance plénière au Parlement bruxellois. Plusieurs secteurs se verront attribuer des financements afin d’améliorer les services à destination de la population 2018. En matière de santé, les services ambulatoires et la promotion de la santé seront à l’avant-plan.

Ce mardi 12 en matinée le Parlement francophone bruxellois a voté le budget 2018. « Dans un souci de transparence et de cohérence, j’ai décidé de réorganiser la structure du budget de la santé » a annoncé Cécile Jodogne, ministre de la Santé, à l’ouverture de son intervention au Parlement. « Il me semble utile de regrouper dans des allocations de base uniques, des dépenses similaires », a t-elle ajouté. Le montant total est passé de 42.961.000 euros en 2017 à 45.467.000 euros en 2018, soit une croissance honorable d’environ 5,5%.

Les services ambulatoires

Des moyens ont été dégagés pour renforcer les équipes infanto-juvéniles dans les services de santé mentale. La demande reste forte, de la part des professionnels qui travaillent avec les enfants, de disposer de moyens pour procéder au dépistage précoce des troubles chez les enfants et les adolescents.

Par ailleurs, le crédit destiné aux associations de soins intégrés (les maisons médicales) a été augmenté. Cécile Jodogne a pris la décision de reconnaître deux nouvelles maisons. Elle se concertera avec la Fédération des maisons médicales pour faire la proposition la plus pertinente possible au Gouvernement quant au choix de ces deux nouvelles maisons médicales.

Le secteur de la toxicomanie n’a pas été mis de côté non plus. A cela, la ministre ajoute : « J’ai prévu de répondre favorablement aux demandes des asbl DUNE, MODUS, PELICAN et BABEL de renforcer leurs équipes et/ou, selon les cas, de reconnaître des missions complémentaires, dont la nouvelle mission de réduction des risques ». En outre, le SAMPAS (actuellement Réseau Hépatite C), pourra bénéficier d’un agrément en tant que service actif en matière de toxicomanie.

Toujours pour cet article budgétaire, un montant de l’ordre de 100.000 euros est prévu en 2018 afin de mettre en place un dispositif pilote de "Santé en prison", dont l’objectif sera de mieux orienter les détenus présentant des problèmes de toxicomanies vers les services ambulatoires adéquats externes à l’établissement pénitentiaire. Le nouvel article budgétaire pour l’informatisation en matière de santé, sera crédité d’un montant de 75.000 euros. Il bénéficiera aux services agréés en santé mentale et s’inscrit dans le cadre de la digitalisation des soins de santé. Les prescriptions et attestations de soins devenant électroniques.

Enfin, les réseaux ambulatoires, seront agréés pour une nouvelle période de 3 ans à partir de 2018.

La Promotion de la santé

L’enveloppe 2018 pour les projets en cours de sélection s’élève à 5.466.000 euros. « Un Plan stratégique de promotion de la santé 2018-2022 - qui représente désormais la colonne vertébrale du dispositif décrétal de 2016 - a été adopté », rappelle Cécile Jodogne. Le solde reste quant à lui disponible pour financer des "initiatives" en promotion de la santé sur base annuelle comme auparavant. La croissance des crédits disponibles en ce qui concerne la promotion de la santé permettra également d’augmenter substantiellement les crédits destinés au dépistage du cancer colorectal. Le Gouvernement francophone bruxellois oeuvre en coordination avec la Cocom pour veiller à ce que les missions assurées par Brumammo et le Centre communautaire de référence puissent être menées dans les meilleures conditions.



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