Un bon début d’année pour les accueillantes d’enfants

Un bon début d'année pour les accueillantes d'enfants

C’est désormais chose faite, dès janvier, 400 accueillantes d’enfants bénéficieront du statut de salariées. Ce mercredi, le gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles a approuvé les modalités pratiques de l’octroi du statut d’accueillant aux professionnels qui rejoindront la phase pilote en 2018. Des séances d’information débuteront dès janvier. Cette mise en œuvre est concrétisée par un avenant au contrat de gestion de l’ONE.

C’était une des revendications majeures du secteur depuis plusieurs années : le statut des accueillantes d’enfants. La ministre en charge de la Petite Enfance, Alda Greoli, avait dit en avoir fait une de ses missions prioritaires et remis une note au gouvernement en ce sens. Celui-ci vient d’approuver les modalités pratiques de l’octroi de ce statut, dès janvier 2018 à 400 travailleuses en phase pilote.

Un projet pilote

L’approbation du gouvernement était le dernier acte nécessaire avant le lancement d’un premier appel à candidatures pour le projet pilote. 400 accueillants conventionnés pourront passer sous le statut de salarié, dès 2018. Au niveau salarial, les accueillants conventionnés qui entreront dans le test seront payés comme les puéricultrices qui travaillent en crèche. Leur revenu sera désormais fixe, même si les enfants sont absents. En effet, jusqu’à présent, les rémunérations pouvaient grandement varier pour ces professionnelles, puisqu’elles étaient rémunérées en fonction du nombre d’enfants qu’elles prenaient en charge chaque jour. En outre, elles bénéficieront également d’un forfait pour couvrir les frais liés au travail à domicile.

D’autres mesures également

Outre ce volet lié à la rémunération, plusieurs améliorations concrètes sont au statut, dès l’entame de la phase pilote, par exemple :

- Ils et elles bénéficieront des jours de congés légaux, des extra-légaux liés à leur secteur ainsi que d’un maximum de 5 jours compensatoires.
- C’est le droit à des congés payés et à un pécule de vacances
- Le statut, c’est aussi le droit au chômage en cas de licenciement, dans les mêmes conditions que tout travailleur.

Dès demain, un courrier partira de l’ONE vers l’ensemble des accueillants-es conventionnés-es de la Communauté française. Celui-ci les invitera à se rendre à la séance d’information qui se déroulera dans leur province (planning infra). Ces rencontres auront lieu le samedi, pour permettre à tous d’y assister.

Dès le mois de janvier, les services des accueillants conventionnés recevront les informations quant à l’appel à candidature et pourront aider les postulants à remplir leur dossier de candidature.

Séances d’information :
- 13/01 : Charleroi
- 20/01 : Bruxelles et Namur
- 27/01 : Libramont
- 03/02 : Tournai et Mons
- 17/02 : Liège et Verviers

Infos : guichet.info@one.be

Une pénurie de main d’œuvre

L’absence de véritable statut de travailleur salarié a en effet entraîné un manque d’attractivité pour ce métier. Or ce type d’accueil est essentiel dans certaines zones géographique où il y a moins de densité de population. Il répond aussi au souhait pédagogique de certains parents. Accueillir quatre enfants dans une maison, c’est en effet un projet pédagogique complémentaire à ceux que l’on trouve en crèche.

Une victoire

La Ministre Alda GREOLI se réjouit de cette avancée attendue depuis plus de 30 ans par le secteur. Le statut marque la fin d’une situation précaire dans laquelle étaient plongées beaucoup d’accueillants-es, principalement des femmes. Les mesures de revalorisation du secteur prises précédemment par le gouvernement, pour ceux et celles qui sont en statuts sui generis, sont maintenues : l’augmentation de 10% du forfait journalier ainsi que le renforcement des services, en abaissant le seuil à partir duquel l’aide d’un-e assistant-e social-e est activée.

[A lire]

- Une meilleure formation pour les accueillantes d’enfants



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