400 accueillantes d'enfants sous statut complet, un premier pas concret !

400 accueillantes d'enfants sous statut complet, un premier pas concret!

Sujet d’actualité depuis plus d’un an, le statut des accueillantes avait bien failli tomber à l’eau suite à la crise politique. Le gouvernement a cependant annoncé que les travaux avançaient début du mois. la ministre en charge, Alda Greoli, a confirmé ce jeudi que 400 premières accueillantes pourraient bénéficier du statut d’ici la fin de l’année, voire début 2018.

La Fédération Wallonie-Bruxelles l’annonçait en début du mois : sur proposition de la ministre de l’Enfance Alda Greoli, le gouvernement a fait le point sur l’avancement des travaux en vue de la mise en place d’un test pilote envisagé dans le cadre du passage à un statut de salariée pour les accueillantes conventionnées. Les négociations sectorielles vont dès lors pouvoir commencer.

« Je me réjouis que dans la foulée de notre conclave où nous avons dégagé 16 millions en 2018 pour les accueillantes, le gouvernement poursuit son travail concernant leur statut », indiquait le ministre-président Rudy Demotte. « Il est essentiel de renforcer l’attractivité de cette profession, ce qui aura aussi un impact pour les parents et les enfants. Cela fait plus de 30 ans que la profession attend ce statut et grâce à cette décision, plusieurs centaines d’accueillant-es vont pouvoir prochainement intégrer le test pilote », précise Alda Greoli.

C’est a présent chose faite : 400 accueillantes vont pouvoir bénéficier du statut complet d’ici la fin de l’année, voire début 2018 au plus tard.

Un statut complet

Ce jeudi 19 octobre, la ministre Alda Greoli a confirmé l’octroi « le plus vite possible encore cette année » et au plus tard pour janvier 2018, du statut complet de salariées à 400 premières accueillantes conventionnées. Interrogée en Commission parlementaire, Alda Greoli a reconfirmé sa volonté de concrétiser la mesure. En tout, ce sont 16 millions d’euros qui ont été dégagés, dont 12 millions pour le statut. 4 millions avaient été dégagés en 2016 pour augmenter les indemnités journalières des travailleuses. «  Ce sont des avancées qui ont des effets non-négligeables sur le budget de la Fédération Wallonie-Bruxelles... », a-t-elle souligné.

Concrètement ?

A l’heure actuelle, les accueillantes d’enfants, contrairement aux autres professions, ne connaissent pas de rémunération "fixe". En effet, elles sont payées en fonction du nombre d’enfants présents, ne peuvent prétendre aux allocations de chômage, ne reçoivent aucun pécule de vacances et ne peuvent profiter de congés payés. Grâce au statut complet proposé par la ministre, les accueillantes pourront bénéficier des congés payés, d’une limite de temps de travail, de cinq jours compensatoires pour les heures supplémentaires prestées, ainsi qu’un pécule de vacances. Elles devraient également pouvoir bénéficier d’une exonération fiscale de leurs frais professionnels à hauteur de 10%.

La ministre espère que d’ici 2019, grâce aux moyens qui seront dégagés, 200 accueillantes supplémentaires pourront profiter de la mesure.

Le statut déjà au centre des préoccupations

La question du statut des accueillantes d’enfants est dans l’actualité depuis plusieurs années à présent. Concrètement, le dossier a été ouvert en 2015, mais a stagné depuis. A la rentrée 2016, Alda Greoli promettait une amélioration, en proposant une modification de l’arrêté MILAC portant sur la réglementation des milieux d’accueil. Avec l’arrivée d’Alda Greoli comme ministre de la Petite Enfance, les négociations ont repris. En avril dernier, elle confiait au Guide Social « Avant la fin de l’année, je souhaite la mise en route du test du statut des accueillantes encadrées. Au dernier trimestre, les premières 400 accueillantes entreront dans le statut. Là il me reste encore à négocier avec le Fédéral sur ledit statut, à finaliser avec les syndicats et les employeurs la mise en route, donc c’est aussi un gros chantier. »

Cependant, avec la crise politique déclenchée par Benoit Lutgen en mai dernier, les avancées se retrouvaient en mauvaise posture. Les accueillantes étaient alors descendues dans la rue pour manifester leur mécontentement.

La rédaction



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