"Un accord historique pour les psychologues et orthopédagogues cliniciens"

A partir du 1er septembre, les soins psychologiques pourront devenir plus accessibles en première ligne grâce aux réseaux et à des partenariats locaux. Suite à un accord historique entre de nombreux partenaires au sein de l’INAMI, ces réseaux peuvent commencer à fournir des soins psychologiques en première ligne. Ils reçoivent un budget déterminé pour organiser des soins psychologiques par l’intermédiaire de travailleurs indépendants et de structures dispensant des soins en première ligne au niveau local.

[Notre dossier] :
- L’accès aux soins de santé mentale élargi : une aubaine pour les psychologues cliniciens
- Une meilleure rémunération pour les psychologues et orthopédagogues
- Chronique d’un psy : "Le remboursement des soins psychologiques"

Ce projet s’inscrit dans le cadre d’une réforme des soins de santé mentale visant à ce que les professionnels de santé locaux (médecins généralistes, psychologues, kinés, infirmiers, ...) collaborent plus étroitement afin de dispenser des soins intégrés de qualité. Les psychologues et orthopédagogues cliniciens qui participent au projet peuvent offrir un large éventail d’interventions. C’est ainsi qu’ils peuvent déployer des programmes de prévention dans les quartiers vulnérables en organisant des sessions individuelles ou de groupe.

Les soins sont directement accessibles à tous les groupes d’âge sans pathologisation de la souffrance psychique. Par conséquent, en principe, tout le monde peut y faire appel, même si on demande de veiller à ce que les groupes cibles vulnérables puissent être pris en compte à la suite de la pandémie de COVID-19. Cependant, cela ne signifie pas que tout citoyen sera en mesure de faire usage de celui-ci. Le budget de 151 millions d’euros ne le permet pas encore. L’objectif est surtout de mettre en pratique un certain nombre de processus innovants pour mieux préparer le développement des soins de santé mentale dans notre pays.

Du 1er septembre au 31 décembre

Le projet confie aux professionnels locaux au sein des réseaux la responsabilité de convenir comment attribuer les ressources de la façon la plus optimale possible. Ces acteurs peuvent commencer à partir du 1er septembre à organiser les soins et ils ont jusqu’au 31 décembre pour qu’ils soient pleinement opérationnels. Les psychologues de première ligne qui sont déjà actifs dans les réseaux peuvent être déployés dans cette nouvelle convention dès septembre, de sorte que chaque réseau ait une offre minimale pour démarrer.

Cet accord est historique : Pour la première fois, de nombreux acteurs de la santé (psychologues et orthopédagogues cliniciens, médecins généralistes, psychiatres, associations de patients, fédérations hospitalières, réseaux en santé mentale, mutuelles, INAMI, SPF Santé Publique et cabinet du ministre de la Santé Publique) ont uni leurs forces pour tenter d’élaborer un modèle de soins intégrés axé sur la demande des patients. Le budget de 151 millions d’euros nous permet de prendre les initiatives nécessaires dans toute la Belgique afin d’acquérir l’expérience nécessaire dans toutes les régions. Les psychologues et orthopédagogues cliniciens seront pour la première fois des partenaires à part entière dans les réseaux de santé mentale.
Union Professionnelle des Psychologues Cliniciens Francophones



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