Les soignants, qui refusent la vaccination, seront mis au chômage puis licenciés

16/11/21
Les soignants, qui refusent la vaccination, seront mis au chômage puis licenciés

Le couperet vient de tomber… Ce lundi 15 novembre, en soirée, le comité ministériel restreint est parvenu à un accord sur les modalités de l’obligation vaccinale des soignants. Entre le 1er janvier et le 31 mars, la sanction sera la mise au chômage temporaire corona. Ensuite, ceux qui ne respecteront pas l’obligation vaccinale seront licenciés.

[DOSSIER]
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- Ces soignants qui refusent le vaccin : "Applaudis à 20h pour être trahis à 21h !"
- Obligation vaccinale des soignants : la riposte des syndicats

L’obligation vaccinale des professionnels de la santé entrera en vigueur en suivant deux phases.

Entre le 1er janvier 2022 et le 31 mars 2022, afin de pouvoir travailler, le personnel concerné devra obligatoirement soit prouver la vaccination contre le Covid-19, soit avoir réalisé un test PCR dans un délai de 72 heures. En cas de non-respect de ces conditions, les soignants ne pourront plus exercer leur profession et bénéficieront alors du chômage temporaire corona.

Dès le 1er avril 2022, l’obligation vaccinale sera pleinement effective. A partir de cette date, les professionnels du soin non-vaccinés seront automatiquement licenciés de plein droit. Cela veut donc dire qu’ils bénéficieront du chômage classique avec maintien de l’ancienneté et des droits.

Cette mesure pourrait concerner près de 60.000 soignants non-vaccinés en Belgique, selon le dernier recensement.

En attendant, le texte poursuit sn parcours législatif, devant passer au conseil des ministres ce vendredi 19 novembre et être soumis au Conseil d’État.



Commentaires - 5 messages
  • Force et courage à vous tous !
    C'est tout bonnement une guerre psychologique !
    La terreur, la menace, la stigmatisation ne peuvent JAMAIS être le propre de la démocratie.
    Se poser des questions, débattre, échanger, c'est ça la société souhaitée.
    Les temps vont être difficiles mais ils prendront fin ! Restons solidaires, nous sommes loin d'être seuls. Cet état autoritaire ne pourra virer toutes ces personnes sans voir la société s'effondrer..
    Si vous avez peur, dites-vous que c'est un sentiment, qu'il se dépasse, et on avance.
    Je vous envoie à tous des ondes positives, de la bienveillance.

    Anne Nonime jeudi 18 novembre 2021 09:23
  • Qu'en est-il des indépendants ? Aura-t-on aussi droit à une compensation ou bien comme d'habitude, serons nous laissés de côté ?

    Mamar333 jeudi 18 novembre 2021 11:47
  • Je ne suis pas vaccinée mais respecte depuis le début les gestes barrières : masque, lavage des mains systèmatique avec essuie personnel.
    Je n'ai contaminé aucun de mes patients.Une de mes patientes,vaccinée trois fois mais sans anticorps anticovid,contrôlée par prise de sang tous les mois n'a jamais été positive. J'accepte, comme tous , les impôts, les contraintes liées à la vie en société.Je suis extrêmement altruiste et généreuse.Mais je refuse que l'on porte atteinte à ma santé.Je suis ok pour que l'on me refuse l'accès aux soins intensifs si je devenais covid positive.Je suis outrée par la stigmatisation des non-vaccinés et par la menace réelle de m'interdire d'exercer mon métier.

    dauphins jeudi 18 novembre 2021 13:19
  • Donc l'Etat prefere 80.000 soignants en moins, avec des hopitaux deja en manque d'effectifs car on n'a pas d'argent c'est absolument inconcevable.

    Beage jeudi 18 novembre 2021 16:22
  • Complètement absurde cette sanction.

    Les hôpitaux et maisons de repos manquent déjà de bras, si 60.000 soignants viennent à se faire virer, ce sera encore plus difficile de prendre en charge des individus dans ces services de santé.

    En plus, niveau sanction, c'est presque comme faire cadeau de 3 mois de vacances et là aussi ça va être dur de pallier au manque d'effectif.

    Yetet lundi 22 novembre 2021 01:24

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