Pour un remboursement des soins psychologiques !

Pour un remboursement des soins psychologiques !

La profession de psychologue clinicien a été reconnue par la loi de Maggie De Block en la matière comme profession de soins de santé mentale. Grâce à cette reconnaissance du métier, le remboursement des frais de psychologie peut dorénavant être envisagé. Explications avec l’administrateur délégué de la Fédération Belge des Psychologues (FBP), Koen Lowet.

En mai 2017, la ministre fédérale de la Santé, Maggie De Block, annonçait vouloir rembourser l’aide psychologique. Pour cela, une reconnaissance du métier de psychologue clinicien en tant que profession de santé mentale a d’abord eu lieu au niveau législatif. Les psychologues font désormais partie du Conseil fédéral des soins de santé mentale au travers de deux associations professionnelles : l’Union Professionnelle des Psychologues Cliniciens Francophones (UPPCF) et la Fédération Belge des Psychologues (FBP). Depuis ces évolutions, un budget a donc été débloqué afin de mettre en place un remboursement des soins. Pourtant, le secteur doit au préalable opérer un enregistrement de tous ses membres. Koen Lowet, administrateur délégué de la FBP, nous explique les tenants et les aboutissants d’une réforme qui pourrait bientôt voir le jour.

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22 millions pour le remboursement des soins

Cet été, le gouvernement fédéral s’est mis d’accord sur une première initiative de remboursement des soins de psychologie, qui pourrait donc bien être généralisé. "Ils ont débloqué un budget de 22,5 millions environ chaque année pour rembourser des soins psychologiques, le but étant de se concentrer sur les soins psychologiques en première ligne", indique Koen Lowet.

Actuellement, la manière d’utiliser le budget prévu n’est pas encore pleinement définie."Le gouvernement a simplement décidé de libérer un budget, mais la façon dont il sera utilisé fait encore partie des négociations entre les différents acteurs", déclare Koen Lowet. Tous les acteurs de première ligne, des associations professionnelles aux hôpitaux, en passant par les Centres de santé mentale (CSM), font ainsi partie de ces négociations. Pour l’UPPCF et la FBP, ce budget est insuffisant et ne permettra de couvrir la totalité des besoins psychologiques de première ligne.

Les arrêtés royaux d’abord

"Pour utiliser ce budget, il faut logiquement avoir la liste des psychologues cliniciens agréés d’abord" explique l’administrateur délégué de la FBP. Les psychologues doivent donc attendre des arrêtés royaux en la matière. Ce n’est qu’une fois que ces arrêtés auront été publiés que des commissions pourront être mises en place afin de valider les demandes d’agrément des psychologues. Le Conseil fédéral des professions de soins de santé mentale a d’ores et déjà donné son avis à la ministre quant à ces arrêtés, qui sont prévus après l’été 2018.

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Faciliter l’accès aux soins psychologiques

L’enjeu principal du remboursement des soins de psychologie est de faciliter leur accès pour les patients. En attendant, "la voie vers les psychologues cliniciens c’est une voie qui est très difficile à prendre pour les patients" regrette Koen Lowet. "L’objectif pour nous, dans le futur, c’est de créer un système de financement puisque tout le monde en Belgique peut profiter des soins psychologiques comme on va consulter par exemple un médecin généraliste" explique-t-il.

Surtout, il s’agit de rendre plus accessibles les soins psychologiques en première ligne. En effet, pour le moment, comme le souligne Koen Lowet, "les psychologues qui fonctionnement en première ligne et qui sont directement accessibles ne sont pas remboursés, donc beaucoup de gens ne trouvent pas leur chemin". Selon lui, le système de prise en charge de la santé mentale doit donc être revu : "Le secteur santé mentale est surtout orienté vers les hôpitaux : il faut vraiment réformer ce système parce qu’il n’y a plus de soins ambulatoires et de soins en première ligne pour les troubles de santé mentale."

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La rédaction



Commentaires - 1 message
  • Ce qui est expliqué est totalement partial. Les soins en psychologie et psychothérapie sont depuis de longues années déjà remboursés par les mutuelles selon leurs propres règles mais en moyenne 10 séances par an et selon le numéro d'agrément à la Commission des psychologues.
    Actuellement MDB promet un budget où il est question de seulement 3 séances par avec un remboursement plus important qui permet aux psychologues et thérapeutes de demander plus d'argent à leurs patients, clients. Où est l'intérêt pour les patients? De plus l'article ne renseigne que deux associations de psychologues cliniciens alors qu'il en existe deux autres: APPPSY et UPPSY-BUPSY qui défendent les psychologues, discutent de la déontologie en l'actualisant, participent aux travaux de la Com psy et du Conseil Fédéral, réfléchissent dans l'intérêt de leur clientèle, s'intègrent dans les réseaux de soins en santé mentale.....Merci d'en tenir compte aussi.

    marthe vermeil vendredi 27 avril 2018 11:09

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