Les soins psychologiques seront bientôt remboursés

Les soins psychologiques seront bientôt remboursés

Il s’agissait d’une proposition évoquée depuis mai 2017 et Maggie De Block s’engage enfin sur une échéance : le premier système de remboursement des soins psychologiques devrait être élaboré à la fin de l’année. Une mesure qui devrait grandement faciliter l’accès aux soins de première ligne.

Le remboursement des soins de psychologie est attendu depuis un certain temps par le secteur, puisqu’il permettrait, par exemple de lutter contre l’absentéisme, mais aussi d’accéder plus facilement aux soins de première ligne. La ministre fédérale de la Santé, Maggie De Block, en parlait déjà en mai 2017, mais elle s’engage désormais pour la création du premier système de remboursement d’ici la fin de l’année. A cet effet, un budget de 22.5 millions d’euros a été débloqué, comme le révélait la Fédération Belge des Psychologues en début de mois.

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Quelles modalités pour le remboursement ?

Le remboursement des soins psychologiques devrait se faire par étape. En priorité, la ministre de la Santé se concentre sur les soins de première ligne. Seules les consultations chez des professionnels reconnus comme prestataires de soins de santé mentale pourront être remboursées. "Il s’agira de rembourser un traitement de courte durée chez un psychologue ou un orthopédagogue clinicien au sein d’un cadre multidisciplinaire", explique Maggie De Block au Soir. Le montant exact par consultation n’est pas encore défini. Il interviendra en complément de la prise en charge de certaines mutuelles.

Tout un nouveau système à élaborer

Maggie De Block a promis de consacrer un budget de 22.5 millions d’euros au nouveau système de remboursement des soins, un budget considéré comme insuffisant par la FBP et l’Union Professionnelle des Psychologues Cliniciens Francophones (UPPCF) pour couvrir la totalité des besoins en première ligne. Pour Maggie De Block, "C’est un premier pas, on sait qu’il faudra rapidement injecter plus d’argent mais on part de zéro", rapporte Le Soir. En effet, il s’agit là de construire tout un nouveau système de remboursement, en consultant les différents acteurs impliqués. L’Inami, mais aussi les mutuelles planchent ainsi sur le sujet, ainsi que le Conseil fédéral des soins de santé mentale, qui a rendu son avis quant aux arrêtés royaux concernant l’agrément des praticiens concernés. L’organisation du remboursement des soins a notamment été rendue possible par la reconnaissance des psychologues cliniciens et orthopédagogues cliniciens comme professionnels de soins de santé mentale, dans la loi sur la psychothérapie, fortement contestée par certains professionnels.

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Le difficile chemin vers les soins psychologiques de première ligne En remboursant les soins psychologiques de première ligne, la ministre espère en faciliter l’accès. "Le remboursement des soins psychologiques de première ligne permettra aux personnes souffrant de troubles psychiques modérés d’être traitées plus rapidement, alors qu’aujourd’hui elles doivent parfois attendre plusieurs années avant d’être aidée. Nous évitons de cette manière que certains problèmes ne s’aggravent", indique-t-elle au Soir. En effet, le coût de la consultation, parfois inégal entre les professionnels, peut décourager les patients. En conséquence, ils se tournent souvent vers les médecins généralistes, qui se retrouvent alors démunis face à ce type de demande.

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La rédaction



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