Regard systémique sur un CPAS

Regard systémique sur un CPAS

Le CPAS est une institution publique au service de la population des plus démunis. Ce type de faciès particulier quelque peu rigide peut vite paraître lourd et contraignant au travailleur social actif de terrain. Dès lors, dans ce type d’organisation, quels sont les apports de la pensée systémique ?

Pourvu de différents services, à la structure administrative omniprésente, l’armature d’un CPAS est hiérarchique et fonctionnelle. Les pouvoirs subsidiant sont multiples et variés : locaux, régionaux et fédéraux. L’approche systémique se distingue des autres approches par sa façon de comprendre les relations. Ainsi, le travailleur social fait partie et est influencé par les différents systèmes ou différents services, les personnes dépendent les unes des autres et leurs échanges se font selon des règles implicites de communication. Les difficultés que rencontre ’un travailleur ou un service sont parfois le reflet de la souffrance de l’ensemble du système.

Un système complexe

Le CPAS est un système composé lui-même de sous-systèmes. A la fois concret (ensemble de personnes) et abstrait (développement d’une certaine culture d’entreprise), l’institution est une structure organisée et ouverte. Elle est en relation constante avec son environnement où elle puise ses ressources et y subit ses contraintes.

Ainsi, c’est un organisme qui présente une diversité d’états possibles en perpétuelle mutation. L’entreprise est un système finalisé, avec un ou plusieurs objectifs, régulé, qui s’adapte en permanence aussi bien aux chocs internes qu’externes.

Le principe de l’homéostasie

Cependant, le travailleur social comme l’ensemble des groupes humains tend à l’homéostasie, c’est-à- dire qu’il cherchera à conserver son état dans un environnement changeant en s’adaptant, en revenant à l’état antérieur, en équilibrant les interactions.

Le système n’est pas la réalité

Dans ce cadre, le territoire du CPAS est un système complexe dont la dynamique résulte des relations qui lient l’assistant social à son l’environnement. Ce dernier est dès lors utilisé, aménagé et géré en fonction des représentations, passées, présentes et projetées de chacun des travailleurs. Face à cette diversité de réalités, les différences de valeurs et de compréhension des uns et des autres peuvent vite mener aux tensions.

La crise comme facteur de changement

Cet équilibre homéostatique peut donc être rompu lorsqu’un élément interne ou externe a une action forte sur le système et le déséquilibre. Alors, le système entre en crise, il est dérégulé. Un changement s’impose, mais attention :la solution ne passe pas forcément par le changement de l’élément perturbateur, mais par le changement des interactions coexistant au sein du CPAS.

Telle est la magie des champs du possible de la systémique.

I.I., Assistante sociale

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