Aide familial en Wallonie : la majorité des postes à temps partiel

Aide familial en Wallonie : la majorité des postes à temps partiel

En 2020, le Forem a diffusé plus de 200 offres d’emploi concernant la profession d’aide familial. Une fonction jugée critique… En effet, les employeurs peinent à recruter. Face à cette pénurie, le métier offre donc de belles opportunités d’emploi. Mais, quels sont les contrats proposés ainsi que les régimes et conditions de travail ? Quels secteurs engagent le plus ? Réponses dans cet article !

Travaillant exclusivement à domicile, l’aide familial a pour mission de faciliter le quotidien des personnes qu’il accompagne, de manière à ce qu’elles puissent continuer à rester à leur domicile. Ce métier est donc particulièrement centré sur le relationnel et la prise en charge des besoins.

Les tâches endossées par un aide familial dépendent donc des besoins de la personne accompagnée et peuvent ainsi être très variées : tâches administratives, entretien du domicile, du linge, préparation des repas... Quand il a affaire à une personne en perte d’autonomie, il doit l’aider à se déplacer, s’habiller ou encore se nourrir. Les personnes dont il s’occupe sont principalement des personnes âgées ou handicapées ou des enfants. Attention : la possession d’un permis de conduire est une condition sine qua non car il faut pouvoir se rendre au domicile des patients et parfois les conduire.

Actuellement, ce métier est considéré comme fonction critique par le Forem. Concrètement, cela veut dire que les employeurs wallons rencontrent des difficultés de recrutement. Point positif : en embrassant cette carrière dans les soins, les professionnels bénéficieront de débouchés ! « En 2020, le Forem a diffusé 252 opportunités d’emploi d’intervenant.e à domicile (hormis celles provenant d’un autre Service Public régional de l’Emploi). La grande majorité des offres d’emploi concerne la profession d’aide familial », analyse le Forem.

- Lire aussi : Les aides familiales : “Un métier de première ligne”

Conditions d’emploi

Concernant cette profession, les principaux pourvoyeurs d’emploi proviennent des secteurs de l’action sociale, de la santé, des services aux particuliers et dans une moindre mesure de l’administration publique. La majorité des contrats proposés sont à durée déterminée (58% en 2020), viennent ensuite les contrats de remplacement ou sous statut d’indépendant. L’année dernière, seulement 3% étaient des CDI. Notons également que ce métier s’exerce principalement à temps partiel en fin de journée ou de semaine.

D’après le FOREM, si l’expérience professionnelle n’a été demandée par les employeurs que dans 25 % des cas en 2020, l’expérience “de vie”, dans le milieu social ou éducatif, est un atout à ne pas négliger. Enfin, le FOREM signale que les provinces les plus demandeuses sont les provinces de Namur et du Hainaut.

- Lire aussi : Les métiers de l’accompagnement à domicile dans la stratégie de déconfinement

Comment accéder à ce métier ?

Pour exercer ce métier, il convient de faire soit une formation aspirant en nursing, soit une formation d’aide familial. Ces deux formations de deux ans sont accessibles en école secondaire (à noter que la formation d’aide familial peut également être suivie en alternance, au sein d’un CEFA).

Reconnus par le Service public de Wallonie, le centre de formation du service familial de Charleroi à Marcinelle et le centre de formation Aide à Domicile en Milieu Rural (ADMR) à Orgeo en province de Luxembourg proposent une formation gratuite au métier d’aide familial et fournissent une attestation de capacité reconnue par la Région wallonne.

Enfin, les formations d’aide familial et de soins palliatifs sont également possibles via l’enseignement de promotion sociale (IPEPS, écoles de promotion sociale...).

- Lire aussi : Aide à domicile : "Il faudra fournir un soutien psychologique à toutes les travailleuses"



Ajouter un commentaire à l'article





« Retour

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies.   J'accepte   En savoir plus