Un site de l'Agence pour le Non-Marchand
Informations, conseils et services pour le secteur associatif

Ergothérapeute, un métier qui gagne à être connu

30/07/21
Ergothérapeute, un métier qui gagne à être connu

L’ergothérapeute, prestataire de soins paramédicaux, est parfois confondu avec le kinésithérapeute. Ils ont pourtant leurs spécificités professionnelles. Zoom sur un métier méconnu qui vise l’autonomie des personnes.

 Notre rubrique "fiche métier" dédiée aux professions de la santé et du social

Parmi les professions relevant du secteur paramédical, celle d’ergothérapeute n’est pas forcément connue du grand public. La définition qu’en donne la Fédération Nationale Belge des Ergothérapeutes est celle d’un professionnel “qui accompagne les personnes présentant un dysfonctionnement physique, psychique et/ou social en vue de leur permettre d’acquérir, de recouvrer ou de conserver un fonctionnement optimal dans leur vie personnelle, leurs occupations professionnelles ou la sphère de leurs loisirs, par l’utilisation d’activités concrètes, s’y rapportant et tenant compte de leurs potentialités et des contraintes de leur environnement”. Zoom sur cette profession-phare du secteur para-médical.

 [A lire] : La réintégration professionnelle, un projet avec les ergothérapeutes !

Une profession réglementée

Il s’agit d’une profession paramédicale reconnue par l’A.R. du 8 juillet 1996, relative à l’exercice de l’art de guérir et de l’art infirmier, entre autres. Pour l’exercer, il faut être détenteur d’un diplôme de l’enseignement supérieur (3 ans d’études à plein régime), comprenant un certain nombre de matières définies*. Pour exercer cette profession en Belgique, il est nécessaire d’obtenir un agrément par le SPF de la Santé Publique.

Différentes applications

L’on trouve des ergothérapeutes dans différents lieux liés aux soins de santé : au sein des services traumatologie, rhumatologie, cardiologie, gériatrie, entre autres, des hôpitaux. Mais aussi dans les centres spécialisés, de jours ou de santé mentale, en charge de différents types d’handicaps et dans les maisons de repos. Les mutuelles proposent aussi souvent ce type de services à leurs clients, suite à certaines interventions chirurgicales. Et le prestataire de soins peut également intervenir sous statut d’indépendant.

 [A lire] : La psychomotricité….bientôt remplacée par l’ergothérapie ?

Au cas par cas

Son champs d’action s’adaptera à chaque réalité, quelque soit le handicap, la déficience (temporaire ou permanente) ou le dysfonctionnement (physique et psychique). L’ergothérapeute intervient à différents niveaux, notamment dans l’aménagement de l’environnement d’une personne qui a perdu l’usage de certaines fonctions : il analyse comme adapter son habitat, proposer des objets du quotidien plus pratiques, de même qu’au niveau de son travail (adaptation du poste). Le but : maintenir et accroître au maximum l’autonomie personnelle. Last but not least, des ergothérapeutes interviennent aussi dans les écoles, notamment spécialisées, pour apporter à la fois des outils techniques et une aide à l’apprentissage.

 [A lire] : Les nouveaux enjeux du métier d’ergothérapeute

Un travail d’équipe

Il s’agit d’un métier qui s’exercer généralement en collaboration avec d’autres professionnels (médecins, kinés, psychologues, infirmières, logopèdes).

Rémunération

Le salaire de l’ergothérapeute varie en fonction d’une série de paramètres (statut de salarié ou d’indépendant, l’expérience, les avantages extra-légaux, etc.).On peut le situer à environ 2200€ bruts pour une personne fraîchement diplômée. En fin de carrière, elle peut s’attendre à un salaire supérieur à 3000 euros bruts par mois.

On constate également, que les perspectives d’avenir y peuvent être nombreuses puisque ce métier est actuellement en pénurie.

 [A lire] : Logopède, kinésithérapeute, ergothérapeute, que pouvez-vous espérer comme rémunération ?

La rédaction



Ajouter un commentaire à l'article





« Retour