Les métiers de la santé moins attractifs en 2020

Les métiers de la santé moins attractifs en 2020

Randstad, spécialisé dans les ressources humaines vient de publier son étude annuelle sur l’attractivité des professions en Belgique. Après la crise sanitaire, les métiers de la santé semblent ainsi attirer moins qu’avant, et moins que les autres vocations.

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Le constat n’est pas nouveau : déjà depuis quelques mois, les métiers de la santé pâtissent de la crise sanitaire. Conditions de travail difficile, salaire limité, manque de moyens... Le coronavirus met en lumière les nombreux problèmes du secteur. L’étude Randstad confirme ce ressenti : en 2020, les métiers de la santé apparaissent comme moins attractifs auprès des belges.

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Une baisse de 12 points en moyenne

L’étude réalisée sur un panel représentatif constate une baisse générale d’attractivité de 12,1 points pour les professions de la santé. Si par rapport à 2018, l’attractivité baisse également pour les autres secteurs, celle-ci n’a perdu que 7 points.

En deux ans, les critères d’évaluation considérés par la population pour qualifier une vocation d’attractive n’ont pas changé. La rémunération élevée reste le critère de choix, en comptant pour près de 20% dans l’évaluation. L’équilibre entre le travail et la vie privée, les bonnes conditions de travail et la sécurité de l’emploi arrivent derrière, avoisinant les 10%. Enfin, la variété du travail clôture le top 5.

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Des caractéristiques moins attractives

La moindre attractivité des métiers de la santé aux yeux des belges est principalement liée à deux raisons : le salaire et les conditions de travail. Ces dernières enregistrent une baisse de 9,1 points, contre une baisse de 4,7 points pour les professions hors santé. Malgré cela, les infirmiers observent une diminution moins élevée que la moyenne du secteur avec seulement 7 points de perdu.

Si le critère d’équilibre entre le travail et la vie privée ne semble pas jouer davantage sur l’évaluation dans les métiers de la santé que dans les autres vocations, certaines professions du secteur restent largement touchées. Ainsi, les gardiennes d’enfants et les aides-soignants en gériatrie enregistrent les plus grandes diminutions, avec respectivement moins 14% et moins 7% par rapport à 2018.



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