Quel avenir pour la psychomotricité en Belgique ?

Quel avenir pour la psychomotricité en Belgique ?

La non reconnaissance du diplôme de psychomotricien passe mal pour certains. Il faudra désormais voir quelles possibilités s’ouvrent aux acteurs dans le cadre de la nouvelle loi.

Du coté des psychomotriciens, la colère ne s’est pas faite attendre, depuis l’annonce de la décision de la ministre De Block de ne pas reconnaitre le diplôme de psychomotricien. Vendredi, les bacheliers et étudiants en psychomotricité, à la demande de la Fédération des étudiants francophones (FEF), ont manifesté devant le cabinet de la ministre de la Santé. Aujourd’hui, Anne Taymans, Présidente de l’Union Professionnelle Belge des Psychomotriciens Francophones (UPBPF) assure qu’ils ne seront pas « relâchés dans la nature » et que « des pistes de sorties, des passerelles » existent.

Pas un diplôme créé sur un coup tête

La Présidente déplore la situation actuelle, mais estime qu’il « n’est pas tout à fait juste de dire que le diplôme ne vaut rien, que la majeure partie de la formation est niée par la décision de madame De Block », puisqu’il reste des possibilités de travailler dans le secteur éducatif, comme dans le secteur de la petite enfance. A ceux qui lui disent que la création du diplôme de psychomotricien s’est faite sans réflexion, elle répond que « le diplôme n’a pas été créé comme ça tout à coup en 2012. Il y a eu tout un dossier qui a été monté au préalable (...) à l’époque avec madame Onkelinx qui était ministre de la Santé (...) ». Malheureusement, le Conseil National des Professions Paramédicales, qui avait entamé des discussions avec l’UPBPF après l’ouverture du bachelier, n’avait pas donné de suite depuis.

Un métier spécifique

La Présidente réaffirme la légitimité de la pratique, aux cotés des autres professions du paramédical. «  Les psychomotriciens travaillent (...) à l’unité de la personne, à la conscience de soi, à la perception globale du corps. (...) C’est vraiment la spécificité de notre métier. La profession existe en réalité, puisque c’est une profession qui s’est développée à partir de la clinique, à partir du terrain. La psychomotricité va vraiment rencontrer la personne dans ce qu’il symbolise à l’intérieur d’elle, ses difficultés qu’elle soient motrices ou (...) psychologiques ».

30 ans d’existence

Enfin, la présidente de l’UPBPF conçoit difficilement la disparition de la psychomotricité en Belgique. «  Ça fait 40 ans que la profession existe en France, le Luxembourg et la Suisse. (...) en Belgique aussi des psychomotriciens se sont présentés comme tels depuis environ plus de 30 ans ». Hormis l’ancienneté de la pratique qui justifie son existence, A.Taymans en souligne le besoin. « On ne vient pas rendre le travail des logopèdes, des ergos, des kinés », s’insurge-elle. « On vient en complément, préparer le terrain. On vient prendre une place qui est là et qui peut aider au développement sociétal ».



Commentaires - 1 message
  • Bonjour,

    Un an après la parution de cet article, où en sommes-nous ?
    Quelles sont les passerelles existentes pour les étudiants ayant fini leurs études en psychomotricité ?

    mariloli mercredi 30 août 2017 14:11

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