Agressions en hausse : le CPAS louviérois veut protéger son personnel

Agressions en hausse: le CPAS louviérois veut protéger son personnel

Ces dernières années, le personnel du CPAS de La Louvière a été la cible, sur son lieu de travail, d’agressions en constante augmentation. Il réclamait donc la mise en place de mesures pour pouvoir assurer ses missions professionnelles dans un climat serein. Sa demande a enfin été entendue : depuis cet été, un plan global de gestion de l’agressivité a été mis en place.


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Une des mesures phares de ce plan global de gestion de l’agressivité a été l’arrivée d’un service de gardiennage au sein des locaux du CPAS de La Louvière. Concrètement, un vigile assure une présence permanente devant la porte d’entrée.

« Dans un premier temps, on était réfractaires à l’idée d’avoir un garde à l’entrée d’un CPAS, car c’est un lieu qui se veut accueillant. Malheureusement, c’est devenu un mal nécessaire », a expliqué, au micro de la RTBF, Calogero Morina, travailleur social et délégué CGSP. Il a également rajouté : « On a vu la situation sociale des gens se dégrader ces dernières années. […] Parallèlement, on voit une déstructuration psychosociale, surtout psychologique, avec des cas psychiatriques qui ne devraient pas être en rue. Ces gens arrivent avec leur souffrance, chez nous dans des salles d’attente bondées, avec des délais d’attente parfois très longs, des refus, et une difficulté à gérer cette frustration. Donc on était face à des gens qui revendiquaient le droit d’être aidés de manière violente. »

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Travailler avec la peur au ventre…

Ces comportements problématiques ne sont évidemment pas majoritaires. En revanche, ils ont eu des conséquences déplorables, menant parfois carrément à des agressions commises sur les travailleurs du CPAS. Une situation intolérable qui devait absolument cesser, pour le bien-être des membres du personnel. « Personne ne devrait venir travailler en ayant peur d’être agressé. Et cela vaut aussi pour les bénéficiaires. Ce n’est déjà pas facile de venir demander de l’aide au CPAS, mais alors si c’est dans un climat violent c’est pire. On doit assurer de meilleures conditions d’accueil », a assuré, aux journalistes de la RTBF, Denis Morisot, directeur du CPAS de La Louvière.

C’est donc face à ce constat que la direction a décidé de prendre ses responsabilités et d’instaurer, depuis cet été, le fameux plan de gestion de l’agressivité. Un des points est comme expliqué l’arrivée d’un garde de sécurité à l’entrée. Mais, d’autres mesures ont également été mises en place : le CPAS a ainsi mené une réflexion sur la disposition des bureaux et tâche de rendre l’accueil plus professionnel, via des formations. Une assistante sociale a également été désignée pour effectuer un premier accueil des bénéficiaires, en y injectant une dimension psychosociale.

Pour le directeur, Denis Morisot, le premier bilan de ce plan est plus que satisfaisant. Durant l’été, le CPAS louviérois n’a ainsi pas dû faire face à des situations aussi violentes que durant les mois précédents.

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