Être une ASBL à l’ère COVID : un casse-tête rythmé d’incertitudes

Être une ASBL à l'ère COVID : un casse-tête rythmé d'incertitudes

Pour assurer leur mission à profit social en période de crise COVID, les ASBL doivent sans cesse s’adapter. L’équipe amputée d’un travailleur en quarantaine, des règles d’hygiène assouplies puis finalement renforcées… En cette rentrée, MonASBL.be a pris la température du secteur. Une chose est sûre : malgré les incertitudes, on veut rester positif ! [Un article de MonASBL.be]

Les vacances terminées, pour certaines ASBL cette parenthèse estivale n’aura pas suffi pour se remettre complètement sur pied. « Compte tenu de la tension liée à la situation, on a pu avoir des congés seulement sur des petites périodes et pas vraiment réparateurs », confie Sophie Crapez, coordinatrice générale au sein de l’ASBL Comme chez nous. L’association offre un accueil de jour en urgence et un accompagnement social vers les réinsertions multiples aux personnes sans-abri ou issues de la rue à Charleroi.

« Un casse-tête au niveau des ressources humaines »

Quant aux travailleurs qui sont partis à l’étranger, le retour a pu se révéler être un véritable casse-tête. « Les zones n’arrêtent pas de changer et, ça aussi, ça affecte les ressources humaines et la planification des horaires », constate de son côté Kris Meurant, directeur du pôle psychosocial et hébergement de l’ASBL Transit, qui assure l’accueil et l’hébergement pour les usagers de drogue à Bruxelles. Et de continuer : « Mais on a de la chance car tout le monde au sein de l’équipe a su se montrer très souple ».

Depuis le début de la crise COVID, les responsables d’ASBL doivent jongler avec les règles sanitaires. Et ces derniers mois ne sont pas allés en s’arrangeant. « Entre juillet et août, il y a eu un aller-retour entre assouplissement des mesures et finalement non. C’est un casse-tête au niveau des RH, on prévoit les choses de mois en mois », confie Kris Meurant. Sans parler du risque d’avoir un positif au sein de l’association. « Très souvent dans le non marchand on ne peut pas faire de télétravail », rappelle Bruno Gérard, président de Bruxeo (confédération représentative des entreprises à profit social bruxelloises). Un cas positif pourrait entrainer tout simplement la fermeture temporaire de la structure.

Pour éviter ces scénarios catastrophes, les ASBL suivent scrupuleusement les consignes sanitaires. Mais là encore, il aura fallu « s’adapter au jour le jour », raconte Manon Michel responsable commerciale au centre sportif Mounier, à Woluwe-St-Lambert. « C’était compliqué d’avoir des infos concrètes on nous demandait de nous référer à notre commune mais il fallait réussir à la joindre, et les gens en attendant voulaient avoir des infos ».

Maintenant que les activités peuvent reprendre, le centre sportif doit se montrer intraitable sur les protocoles d’hygiène. « On est un gros centre, il y a beaucoup de passages et le mot centre sportif peut en décourager plusieurs, c’est pour ça qu’on a envoyé tous les protocoles début de semaine passée, pour bien expliquer qu’il faut porter le masque, qu’il faut suivre le circuit de circulation, etc. On met tout en place pour que les gens soient rassurés ».

A ce sujet, Bruno Gérard rebondit : « On partage la nécessité de mettre en place un plan d’urgence, une politique sanitaire, mais ça entraine beaucoup de charges administratives qui ne sont pas compensées dans les équipes. Déjà que la charge administrative est lourde, ça a alourdit encore plus ».

Le non marchand toujours en première ligne

Du côté de Transit et Comme chez nous, les deux ASBL, qui interviennent dans des secteurs d’urgence, n’ont jamais cessé leurs activités. Et ce même pendant le confinement. « On a des équipes épuisées et des bénéficiaires aussi, la tension est forte », raconte Sophie Crapez.

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