La Chambre adopte la délégation des actes infirmiers : colère de la profession !

La Chambre adopte la délégation des actes infirmiers : colère de la profession !

Jeudi, la Chambre a adopté en urgence une proposition de loi controversée. Dans le contexte de crise sanitaire, elle permet que des activités relevant de l’art infirmier puissent être effectuées, de manière exceptionnelle, par des personnes non légalement qualifiées. Une mesure qui suscite colère et indignation chez les infirmières et les infirmiers…

[DOSSIER]
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« La loi votée cette fin d’après-midi du 5 novembre 2020 au parlement n’est pas acceptable pour notre profession », s’est indignée l’association belge des praticiens de l’art infirmier (acn). Une chose est certaine : la pilule passe très mal chez les infirmières et les infirmiers. Syndicats et associations professionnelles ont exprimé avec force leur vif mécontentement face à la mesure approuvée par 118 voix pour et 19 contre par la Chambre.

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Jusqu’au 1er avril 2021

Cette fameuse loi a pour but de faire face à la crise sanitaire qui frappe durement la Belgique. Pour cela, elle autorise la dérogation à la réglementation habituelle sur l’art infirmier si le médecin ou l’infirmière qui dirige un lieu de soin estime qu’il y a une pénurie intolérable d’infirmières.

Suite à ce constat, le coordinateur infirmier ou un médecin aura donc la possibilité de déléguer certains actes infirmiers à des personnes non autorisées habituellement. Mais, cela ne pourra être réalisé que si un infirmier ou un médecin aura au préalable formé la personne à réaliser ces fameux actes. A noter encore que cette loi pointe cinq types d’actes plus à risque qui ne peuvent en aucun cas être délégués.

Selon les auteurs de la proposition de loi, il est ici question de « venir en aide au personnel infirmier déjà largement impliqué et extrêmement sollicité dans la gestion de la crise sanitaire de la Covid-19, en autorisant de manière exceptionnelle que des activités relevant de l’art infirmier puissent, pendant la gestion de cette crise, être exercées par des personnes non légalement qualifiées pour ce faire », relaye Belga.

Cette mesure, qui sera effective jusqu’au premier avril 2021, touchera en priorité « les personnes dont la formation se rapproche le plus de la formation d’infirmier ». Il s’agit notamment des étudiants en médecine ou en soins infirmiers, comme l’a précisé le ministre de la Santé publique, Frank Vandenbroucke (sp.a), à Belga.

A suivre, un article avec les réactions des acteurs de terrain.



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