Le plan d’actions relatif aux droits de l’enfant adopté

Le plan d'actions relatif aux droits de l'enfant adopté

Le Gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles vient d’adopter un plan d’actions relatif aux droits de l’enfant. L’objectif de cette feuille de route est de se rapprocher de la société civile en considérant les enfants comme de véritables experts et partenaires.

Signée par 196 pays, la Convention internationale des droits de l’enfant (CIDE) adoptée en 1989 guide l’action des pouvoirs publics et donc celle de la Fédération Wallonie – Bruxelles. Avec ce plan d’actions, le gouvernement souhaite donc assurer à l’enfant le respect de ses droits fondamentaux via un cadre et une amélioration des structures.

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Différents objectifs

Le plan contient un ensemble de 9 objectifs, dont notamment :

  • La lutte contre la pauvreté par l’amélioration de l’accessibilité des structures et activités propices à l’intégration sociale et l’épanouissement personnel ;
  • La prévention de toute forme de violence et de harcèlement ;
  • La participation des enfants aux décisions les concernant ;
  • Le soutien à la prise en charge des besoins fondamentaux des plus vulnérables ;
  • La formation des professionnels à une prise en compte systématique des droits de l’enfant.

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Lutter contre les violences et le harcèlement

Parmi les mesures qui seront mises en œuvre, une attention toute particulière est mise sur la lutte contre toute forme de violences. Outre les actualités régulières faisant état de faits de harcèlement, les quelque 2000 jeunes interrogés dans le cadre du travail préparatoire “Nos droits, nos voix” placent ce sujet en tête des préoccupations exprimées. Le harcèlement et les violences dites "éducatives" portent également gravement préjudice au développement de l’enfant.

Ce plan entend aussi inclure les jeunes dans son processus. Souvent ces derniers ont en effet l’impression de ne jamais être associés aux processus de résolution des problèmes. Cette participation pourra ainsi s’exercer au cœur même de la vie quotidienne, au sein de l’école, des organisations de jeunesse, lors de l’accueil temps libre ou via le tissu associatif.

Le gouvernement a également rappelé l’importance de reconnaitre les enfants comme des sujets de droit à part entière, à tous les niveaux décisionnels et dans tous les secteurs. Pour Bénédicte Linard, l’expression de leurs avis et de leurs besoins est nécessaire à l’élaboration des politiques qui les concernent. “Ce plan, notamment par sa transversalité, entend relever de nombreux défis, et poursuit à la fois des dynamiques existantes et de nouvelles ambitions, qui pourront être enrichies et mises en œuvre tout au long de la législature.”, a conclu la Ministre de l’enfance dans un communiqué de presse.



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