Les Belgo-Marocains à la loupe
A l’instar de l’étude précédente sur les Belgo-Turcs, la Fondation Roi Baudouin publie une étude sur la communauté marocaine de Belgique.
L’étude a été réalisée par l’université de Rabat et porte sur le profil socio-démographique des Belgo-Marocains, leurs comportements et attitudes envers la Belgique, le Maroc et l’Union européenne.
Le premier constat est la multiplicité des visages et des caractéristiques que revêt la communauté belgo-marocaine. Le modèle familial traditionnel tend à évoluer vers d’autres modèles : célibat, cohabitation, ménages monoparentaux...
Attachement au pays d’origine
Le rapport atteste aussi d’un attachement au pays d’origine. 86% des Belgo-Marocains ont des conjoints d’origine marocaine, contre 8,5% qui sont mariés à des Belges. Et si 30% sont propriétaires de leur logement en Belgique, 60% ont investi dans l’achat d’un bien immobilier au Maroc.
La situation socioéconomique et professionnelle des Belgo-Marocains reste précaire. Les femmes restent marginalisées sur le marché de l’emploi, ainsi que les jeunes. Si le facteur "discrimination à l’emploi" est mis en avant, le manque de formation et une certaine pression patriarcale à l’égard des femmes pourraient aussi expliquer la situation.
Identité religieuse
Le rapport fait aussi état de l’émergence d’un islam européen sécularisé et individualisé, tolérant et mettant l’islam et le christianisme sur un pied d’égalité. Mais dans le même temps, il signale un renforcement de croyances religieuses chez près de 45% des Belgo-Marocains, notamment à Bruxelles. Il note aussi la présence de pressions intra-communautaires de ceux qui obéissent aux préceptes religieux sur ceux qui s’en détachent davantage.
(photo : Lieven SOETE)
Belgo-Marocains des deux rives, sur le site de la FRB
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