Les services PSE réclament des moyens humains supplémentaires

21/09/21
Les services PSE réclament des moyens humains supplémentaires

Une nouvelle étape dans la vaccination est en marche avec celle des jeunes entre 12 et 18 ans. Ainsi, le CODECO demande aux services de Promotion de la Santé à l’Ecole (PSE) de gérer la vaccination et le tracing. Cependant, le personnel est à bout et demande la révision de la mesure. Yves Hellendorff, président du syndicat CNE, nous éclaire sur les revendications.

Le 16 septembre 2021, la CNE menaçait de déposer un préavis de grève en réaction à la décision de réquisitionner les Services de Promotion de la Santé à l’Ecole (PSE) de Bruxelles pour assurer la vaccination des 12 – 18 ans. Cette réquisition a été prise dans le cadre d’un CODECO d’août. Après étude du texte, l’ONE et la CNE ont démontré des délais trop courts pour mettre en place une campagne de vaccination et l’impossibilité de réaliser les missions de bases des services PSE pendant la campagne.

Des missions de base mises à mal

Yves Hellendorff, président de la CNE, nous confie “Les missions de bases des PSE qui sont les visites médicales et les dépistages de maladies, de problèmes d’obésité, de vue ou de scoliose ont été mises à mal pendant déjà un an et demi. Pour certains élèves, ces dépistages sont les seuls qui leurs sont accessibles et il y a aujourd’hui trop d’enfants qui n’ont pas pu avoir leurs visites médicales. On est donc face à un problème de santé publique.”

Ce manquement provient des nouvelles tâches qu’ont dû assurer les Services de Promotion de la Santé à l’Ecole durant la crise sanitaire. “Depuis plus d’un an et demi, les PSE sont en charge du tracing et sont impliqués dans la mise en place des protocoles sanitaires scolaire. Ce temps n’est plus consacré aux missions de base et fatigue le personnel qui doit réagir au pied levé.” Selon la CNE, plusieurs arrêts de maladies et démissions sont apparus traduisant un risque majeur de démobilisation du personnel.

Ce qui est renforcé par la perte de sens des missions des PSE  : “ Quand une classe est mise en quarantaine, on retrouve les jeunes de cette classe à l’extérieur tous ensemble. On voit bien que la quarantaine n’est pas respectée, donc qu’elle est le sens de la quarantaine et du tracing ? De plus, en demandant au personnel de se consacrer uniquement à la vaccination, on remet en doute l’utilité de leurs missions premières qui sont la prévention et le soin.

- A lire : Vaccination : le personnel des services PSE menace de faire grève !

Plus de moyens humains

Les demandes du syndicat auprès des politiques visent la délégation du tracing à la COCOM car le personnel des PSE qui le gère doit parfois le faire le soir et le week-end. Cette demande se couple à une augmentation des moyens humains. “On demande à avoir des personnes supplémentaires pour réaliser les vaccinations. On peut par exemple réquisitionner un vaccibus si l’infrastructure de l’école le permet ou obtenir du staff supplémentaire des centres de vaccinations qui ont fermés”.

Une réunion d’urgence a donc été organisée ce lundi 20 septembre 2021. Les cabinets de ministres ont reconnu différents points à revoir. Ils reconnaissent que les protocoles ne sont pas bien dimensionnés, qu’il faut ajuster les campagnes, apporter un soutien plus important en particulier de la part de la COCOM et réviser le tracing.

Une conférence interministérielle est prévue le 22 septembre 2021 à propos des questions de quarantaine et de tracing.

T. A.

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