Auxiliaires logopédiques dans les centres PMS : la grogne de l’UPLF

Auxiliaires logopédiques dans les centres PMS: la grogne de l'UPLF

Le parlement de la Fédération Wallonie-Bruxelles a adopté la réforme des centres psycho-médico-sociaux. Désormais, des auxiliaires logopédiques peuvent donc être intégrés dans les équipes qui travaillent dans l’enseignement maternel. Une mesure jugée discriminante pour l’Union Professionnelle des Logopèdes Francophones. Explications !


- [A lire] : Centres PMS : des auxiliaires logopédiques dans les équipes

Avec cette mesure adoptée le jeudi 2 mai par le parlement, les mandataires politiques de la Communauté Française veulent offrir un encadrement complémentaire dans le cadre du soutien à la réussite scolaire dans l’enseignement maternel. Afin de rendre plus performante la détection précoce des difficultés d’apprentissage, ils ont procédé à l’intégration d’un nouveau profil d’agents dans les centres psycho-médico-sociaux. En pratique, dès le premier juin prochain, des auxiliaires logopédiques pourront être embauchés dans des équipes qui œuvrent dans les écoles maternelles.

« Une bonne nouvelle, assurément, pour les enfants et leurs familles. Mais une déconvenue de taille pour des milliers de logopèdes titulaires d’un diplôme universitaire (master), qui ne pourront pas postuler à cette nouvelle fonction, exclusivement réservée aux seuls titulaires d’une formation courte professionnalisante (bachelier professionnalisant de 3 ans) », a déploré, avec force, l’Union Professionnelle des Logopèdes Francophones.

Une erreur d’interprétation ?

Pour l’UPLF, exclure les logopèdes détenteurs d’un master et ayant donc bénéficié d’une formation de 5 ans en université de l’accès aux centres PMS est une décision discriminante et difficilement compréhensible. « Elle tranche avec la volonté annoncée du Pacte d’excellence de renforcer le niveau de formation des professionnels en contact avec les plus jeunes », pointe-t-elle. Elle revendique donc l’accès à la fonction de logopède en centre PMS au barème de Master en Logopédie.

Interrogé par la RTBF, le cabinet de la ministre de l’Education Marie-Martine Schyns, à l’initiative de la réforme, a évoqué une erreur d’interprétation. Il conviendrait ainsi de lire dans le texte législatif que ces nouveaux postes sont accessibles au minimum aux détenteurs d’un bachelier. De plus, le cabinet s’est engagé à rendre le texte davantage explicite. Reste qu’une discrimination subsiste : tous les logopèdes seront payés de la même manière... Sur le barème bachelier.

- [A lire] : Les logopèdes doivent-ils se redéfinir ?

Un titre – une formation

Actuellement, la profession de logopède est accessible en Belgique via deux formations distinctes. Tout d’abord, via un diplôme de bachelier en logopédie professionnalisant et organisé en trois ans (délivré par les hautes écoles). Ensuite via un diplôme de master en logopédie en cinq ans (délivré par les universités). « Cette double formation a pour conséquence de nombreuses discriminations », alerte l’union professionnelle. « La plus récente prive l’école maternelle de nombreux professionnels compétents et qualifiés. »

Face à ce constat, l’UPLF plaide pour un titre accessible via une seule et unique formation. Pour elle, il est plus que temps d’uniformiser le niveau de formation en logopédie, en procédant à l’alignement sur les recommandations européennes. Concrètement, l’accès à la profession ne devrait se réaliser que via un master universitaire en cinq ans. Et c’est tout !

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