Baby-blues, dépression du post-partum… : bien diagnostiquer pour bien soigner !

Baby-blues, dépression du post-partum...: bien diagnostiquer pour bien soigner !

L’Association pour les Formations à l’Accompagnement organise une formation pour apprendre à différencier les symptômes du baby blues, de la dépression du post-partum, de la psychose puerpérale et du burn-out maternel. Cette journée organisée par l’AFA offre aux professionnels de la périnatalité et de la parentalité des clés essentielles pour poser un bon diagnostic et ainsi offrir une prise en charge adaptée à chaque maman.


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« Baby blues, dépression du post-partum, psychose puerpérale et burn-out maternel : il est essentiel de poser un diagnostic correct sur ce que traversent les mamans après l’accouchement », insiste Sandrine d’Huart, psychologue et thérapeute familiale. La formatrice de l’AFA rajoute : « En effectuant une détection correcte, les professionnels du secteur peuvent aider correctement ces femmes en souffrance, en leur offrant une prise en charge adaptée. Cela est vital, vous savez ! Une étude a en effet démontré qu’éviter les faux diagnostics permettait de réduire de moitié les suicides commis par des mamans lors de la période post-partum ! »

Sandrine d’Huart s’attache donc durant une journée à offrir aux participantes des clés essentielles pour différencier les symptômes des difficultés rencontrées par celles qui viennent d’accoucher. La formatrice se penche également sur l’après diagnostic où l’accompagnement, le traitement et la prise en charge doivent absolument varier en fonction des situations vécues par les mères. Et pour cause : ils ne doivent pas être du même type ni faits par les mêmes professionnels… Cette formation est loin d’être théorique, se basant sur des échanges d’expériences de terrain et de bonnes pratiques.

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Les professionnels pas assez formés à ces questions

Préventive donc, la formation « Baby-blues, Dépression post-partum, Psychose puerpérale, Burn-out maternel » s’adresse principalement aux professionnels de la périnatalité et de la parentalité. « Les participantes à cette journée sont doulas, sages-femmes, travailleuses médico-sociales à l’ONE, assistantes sociales, infirmières ou encore psychologues », énumère Sandrine d’Huart. « Une seule fois, nous avons eu un médecin généraliste. Ce qui est trop peu… Honnêtement, les médecins devraient être bien plus présents à cette formation. Pourquoi ? Car ils ne sont pas assez formés à ces questions. Or, comme expliqué, il est essentiel de poser un bon diagnostic pour ensuite prendre correctement en charge la patiente. Non, un baby-blues n’est pas une dépression post-partum. »

Les professionnels du secteur doivent en finir avec le mythe que la maternité, ce n’est rien que du bonheur. « Quand des mamans ne vivent pas cette plénitude, elles ont vraiment du mal à briser le silence et à exprimer leur mal-être. Cela engendre un vrai sentiment de culpabilité », regrette-t-elle. « Je milite donc pour que les gynécologues ou bien les sages-femmes, surtout des hôpitaux, arrêtent de tenir uniquement compte du bien-être des bébés. Evidemment c’est essentiel mais comme l’est aussi le bien-être des mamans. Nous avons encore du chemin à faire pour changer les mentalités. »

Pour la psychologue, la clé est avant tout l’écoute : elle invite les professionnels à écouter et à entendre la souffrance vécue par les mamans. Pour qu’elles ne sentent ni seules ni incomprises.

Pour plus d’informations sur cette formation et sur la date de la prochaine session, rendez-vous sur le site internet de l’AFA.



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