Centres PMS : une réforme structurelle qui inquiète les travailleurs

Centres PMS: une réforme structurelle qui inquiète les travailleurs

Les centres psycho-médico-sociaux installés en Fédération Wallonie-Bruxelles pourraient bientôt être visés par une vaste réforme structurelle. Le Pacte d’excellence prévoit en effet de modifier leur fonctionnement, en se basant notamment sur le concept de rationalisation. Une mesure que les professionnels des centres PMS ne voient pas vraiment d’un très bon œil. Ils craignent en effet que les valeurs fondamentales de leur travail au sein des écoles soient mises à rude épreuve.

L’avis n°3 du Pacte d’excellence accueille un chapitre entier dédié à la réforme des centres PMS. Douze pages qui détaillent avec précision les modifications que souhaitent apporter la Fédération Wallonie-Bruxelles à ces structures. Il y est notamment question de « rationnaliser l’articulation de l’offre des CPMS avec celle des autres acteurs psycho-médico sociaux qui interviennent dans le champ scolaire », de « renforcer la qualité et la diversité des équipes de soutien », d’« optimaliser l’offre de soutien psycho-médico-social des CPMS » ou bien encore de ne proposer qu’un seul et unique type de CPMS.

Les nombreuses mesures prévues par la Communauté française ne sont pas accueillies avec enthousiasme par le secteur, il faut bien le dire. Cette possible réforme angoisse, en effet, de nombreux acteurs, inquiets pour le futur de leur profession. Et si les centres PMS étaient seulement mis au service des résultats imposés, et non plus des familles ? Et si leur secret professionnel était bafoué ? Et si le rôle des CPMS devenait contraignant, et non plus consultatif ? Et quid de l’emploi ? Des postes seront-ils menacés ? Bref, une série de questions taraudent les travailleurs.

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Une pétition pour être des acteurs de leur réforme

Afin de faire entendre leur voix dans ce dossier, l’Assemblée des Directeurs des Centres Psycho-Médico-Sociaux libres du Hainaut a lancé une pétition, en son nom mais également au nom des autres réseaux (subventionnés et organisés) et autres fonctions des membres du personnel technique. La demande centrale : faire des CPMS des acteurs de leur réforme. Les directions et les agents demandent que les valeurs fondamentales qui définissent leur travail soient respectées. Ces dernières sont :

- Le jeune et sa famille comme premiers bénéficiaires et au centre des préoccupations ;
- Une vision globale de l’enfant dans sa dimension psycho-médico-sociale ;
- Un service consultatif qui respecte la liberté et la temporalité du consultant ;
- Le respect du secret professionnel ;
- La liberté méthodologique ;
- L’autonomie et l’indépendance du CPMS, avec des missions propres, dans le cadre d’un partenariat privilégié avec l’école.

« Si réforme structurelle il doit y avoir, nous réclamons qu’elle soit réfléchie uniquement au service de nos missions, et non l’inverse. Des mesures transitoires devront par ailleurs permettre de minimiser l’impact sur le volume global de l’emploi et par là-même sur la qualité et la continuité de notre travail avec les jeunes et les familles », réclament les signataires de la pétition qui comptabilise plus de 2.000 signatures. Et de conclure : « Le personnel des CPMS demande à être associé, de manière programmée et formelle, aux réflexions menées dans le cadre de cette réforme. C’est pourquoi une communication transparente et régulière sur l’avancement de ce chantier, comme le prévoit le Pacte, est absolument nécessaire. »

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E.V.



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