Elections : les CPAS lancent un SOS

Elections : les CPAS lancent un SOS

A la veille du scrutin du 26 mai prochain, les fédérations des CPAS des trois associations de villes et communes du pays invitent les futurs élus à prendre leurs responsabilités. Les CPAS ont besoin de soutien financier mais également de reconnaissance. Une question de survie !

Finances malmenées par le Fédéral. Ressources insuffisantes. Manque de reconnaissance. Hausse inquiétante du nombre de bénéficiaires. Précarisation générale de la population. Trop, c’est trop. Les travailleurs des CPAS du pays sont au bout du rouleau. Pour eux, il est grand temps de changer le système. Armées d’une liste de revendications, les fédérations des CPAS des trois associations de villes et communes du pays entendent bien faire entendre leur voix. Ceux et celles qui formeront les futurs gouvernements d’ici quelques mois doivent prendre des mesures radicales pour soutenir et faciliter le travail essentiel mené par les CPAS !

« Ces derniers remplissent leurs missions avec succès, de façon parfois quasi miraculeuse en termes de résultats par rapport aux ressources, mais pourraient faire encore mieux s’ils étaient davantage reconnus dans leur rôle et soutenus financièrement ou à tout le moins remboursés correctement en conséquence », pointe Luc Vandormael, Président de la Fédération des CPAS wallons de l’UVCW.

Les CPAS assument en effet une part conséquente du revenu d’intégration et octroient sur fonds propres des aides financières additionnelles. « Cela requiert un remboursement correct via un financement structurel », rajoute Luc Vandormael.

[DOSSIER]

- Hausse du tarif social : la pointe de l’iceberg, pour la Fédération des CPAS bruxellois
- Réforme de la loi CPAS : les procédures administratives enfin simplifiées

Un pacte à la rescousse

La mise en place d’une stratégie globale ambitieuse : voilà ce que les CPAS attendent de l’État fédéral, des entités fédérées mais également des administrations locales. Ils encouragent ainsi la création d’un Pacte, afin que, à l’horizon 2024, plus aucun citoyen en Belgique ne vive ou plutôt survive sous le seuil de pauvreté européen.

Jean Spinette, co-Président de la Fédération des CPAS Bruxellois de Brulocalis, développe : « Concrètement, il s’agira d’inscrire, dans le futur accord de gouvernement fédéral, la volonté d‘augmenter les allocations sociales les plus basses et les revenus d’intégration jusqu’au niveau du seuil de pauvreté européen ». Cela ne pourra se faire évidemment sans tenir compte d’une série d’éléments. Les CPAS pointent la nécessité d’aller davantage vers l’individualisation des droits, particulièrement envers la cohabitation, de fixer des allocations qui dépassent le revenu d’intégration ou bien encore de lier l’accès aux avantages sociaux non pas à un statut déterminé, mais au revenu du demandeur.

Fonds d’énergie et surendettement

Rayon revendications, les CPAS ne s’arrêtent pas en si bon chemin. Bien au contraire.

En effet, ils réclament l’indexation annuelle des différents fonds d’énergie. Une condition sine qua non pour soutenir correctement les personnes en situation de précarité énergétique. Ils s’attaquent aussi à la question du surendettement, réclamant une réduction des frais de procédure et de recouvrement et la diminution de pression sur les débiteurs insolvables.

Dans leur liste de propositions très concrètes, notons finalement cette demande aussi claire que ferme : l’État fédéral doit mettre un terme au transfert des charges sur le dos des CPAS.

Bref, nos CPAS veulent de l’action, du changement. Seront-ils entendus par nos futurs leaders politiques ? Réponse dans quelques mois...



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