Elections : les revendications du Délégué général aux droits de l’enfant

Elections: les revendications du Délégué général aux droits de l'enfant

Bernard De Vos, le Délégué général (DG) aux droits de l’enfant a sorti son mémorandum 2019. Il expose, entre autres, son point de vue sur l’aide à la jeunesse et émet ses recommandations.

Alors que le décret du 18 janvier 2018 portant le Code de la prévention, de l’aide et de la protection de la jeunesse est entré en vigueur le 1er janvier 2019, le DG de la Communauté française aux droits de l’enfant se livre sur ses souhaits à quelques mois des élections. Des recommandations axées principalement sur le placement des enfants en famille d’accueil.

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Un focus sur les familles d’accueil

Afin que l’arrivée d’un enfant soit optimale dans la nouvelle famille, le Délégué émet deux recommandations :
- assurer un accompagnement de toutes les familles d’accueil sans distinction entre famille élargie et famille sélectionnée.
- interdire la suspension des contacts sauf cas exceptionnel strictement motivé par l’intérêt supérieur de l’enfant.

En Fédération Wallonie-Bruxelles, beaucoup d’enfants restent en institution faute de famille d’accueil disponible. Afin de résorber la pénurie de familles d’accueil, le DG veut offrir une plus grande disponibilité aux foyers se lançant dans l’aventure. Pour cela, il recommande de :
- garantir l’accès au congé parental d’accueil de six semaines aux familles qui s’engagent dans l’accueil à moyen et long terme ».
- octroyer du temps (sous forme de congés) aux candidats parents d’accueil et aux parents d’accueil durant la phase de pré-accueil.

Finalement, il faut, selon lui, assurer et pérenniser les moyens nécessaires pour continuer à rendre possible et à encadrer l’accueil familial des MENA. Une mesure essentielle afin de donner l’opportunité à ces jeunes de grandir dans un environnement sécurisant qui leur permet de s’intégrer à la société, tant au niveau social que scolaire.

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Aider les enfants, mais aussi les parents

Le moment où un enfant est retiré de sa cellule familial pour être placé en institution est toujours un moment « critique ». Pour l’enfant mais aussi pour les parents, qui se demandent ce qu’ils vont devoir ou pouvoir faire afin de le récupérer.

Or, selon Bernard De Vos, les parents se retrouvent souvent seuls, sans réponse et très démunis. C’est pourquoi il recommande d’investir dans le modèle du double mandat afin d’accompagner le milieu familial, rapidement, de manière intensive et sur base de projets novateurs. Cela permettra, entre autres, de diminuer la durée de placement de l’enfant et donc son coût. Mais, pour rendre possible cet accompagnement, des moyens nécessaires (formations, infrastructures…) devront être mis en place.

Lire la totalité du mémorandum du Délégué général aux droits de l’enfant



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