L'Aide à la Jeunesse manque de familles d'accueil

L'Aide à la Jeunesse manque de familles d'accueil

Les intervenants de l’Aide à la Jeunesse tirent la sonnette d’alarme face au manque de familles d’accueil disponibles dans le Hainaut. Face à une demande forte, notamment pour les cas d’urgence ou de court-terme, des mesures doivent être prises.

Dans le nouveau Décret Code de l’Aide à la Jeunesse, Rachid Madrane, ministre en charge à la Fédération Wallonie-Bruxelles, a souhaité hiérarchiser davantage les mesures d’aide, en privilégiant notamment les familles d’accueil. Malgré un nouveau statut pour ces familles, obtenu en début d’année 2017, leur nombre vient à manquer, comme c’est le cas dans la région de Charleroi. Des campagnes de sensibilisation et des appels à candidature ont donc été lancés ces dernières années, afin de favoriser la sécurité des jeunes.

Pas assez de familles d’accueil

Dans le Hainaut, 3 acteurs de l’Aide à la Jeunesse lancent l’alerte quant au manque de familles d’accueil disponibles. L’Accueil Familial d’Urgence de La Louvière, L’ASBL l’Espoir à Montignies-sur-Sambre et le centre Odile Henri à Quaregnon témoignent en effet d’une situation particulièrement difficile pour la région. Alors qu’en FWB, 70 jeunes sont chaque semaine placés en famille, 20% d’entre eux viennent des alentours de Charleroi. La situation est d’autant plus difficile que ce sont surtout les solutions de court-terme et d’urgence qui manquent et les décisions doivent donc être prises rapidement.

Une situation qui s’améliore petit à petit

Si la situation est particulièrement délicate dans le Hainaut, elle devrait néanmoins s’améliorer. En effet, de nombreuses campagnes ont été menées par les pouvoirs publics, dont un appel à candidature réalisé par le ministre Madrane en 2015. Depuis, une augmentation sensible du nombre du famille d’accueil a été observée. En 2016, 79 nouvelles familles ont ainsi passé le processus de sélection en FWB. L’année suivante, elles étaient 105. De plus, certaines candidatures restent à étudier.

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Le placement en famille, une mesure parfois nécessaire

Pour des jeunes en situation de danger, le placement en famille d’accueil peut être envisagé. Il peut s’agir de solutions de long ou court-terme, ou encore d’urgence dans un contexte de crise. Dans ce dernier cas, il s’agit d’un hébergement de 45 jours seulement. La décision est souvent difficile à prendre pour les équipes de l’Aide à la Jeunesse, surtout lorsqu’elle est prise sans le consentement de la famille biologique, mais peut toutefois être réellement bénéfique. Les jeunes peuvent aussi être placés en service d’accueil d’urgence, comme les SAEE, qui doivent permettre d’envisager un retour dans la famille biologique.

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La rédaction



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