La hausse du tarif social : un gel qui soulage les CPAS

La hausse du tarif social : un gel qui soulage les CPAS

Chose promise, chose due  ! Le Conseil des Ministres a pris la décision de geler le tarif social du gaz et de l’électricité. Une bonne nouvelle pour les CPAS, qui craignaient une augmentation une hausse des demandes d’aide via le Fonds gaz-électricité.

Le Conseil des Ministres a pris la décision de geler le tarif social pour une durée de six mois et ce, avec un effet rétroactif au 1er février. Une hausse qui aurait qui aurait pesé considérablement sur les finances déjà bien maigres des CPAS, obligés de compenser les difficultés des bénéficiaires du tarif social en payant leurs factures énergétiques via le Fonds gaz-électricité. Un fonds pas assez fourni pour le supporter, selon Jean Spinette, co-président de la Fédération des CPAS bruxellois. Et, si le Fonds est vide, deux solutions s’offrent au CPAS : fournir des aides sociales avec leurs fonds propres, qui ne sont pas énorme en tant que CPAS, ou diminuer les interventions, nous expliquaient Jan Willems, expert énergie au CPAS de la Ville de Bruxelles, la semaine passée.

Afin d’éviter que la situation ne se reproduise, le gouvernement fédéral a demandé à la CREG, la commission de régulation de l’électricité et du gaz, de modifier l’actuelle réglementation. Ils ont 6 mois pour émettre une proposition qui tient la route !

- [A lire]  : Hausse du tarif social : la pointe de l’iceberg, pour la Fédération des CPAS bruxellois

Vers une politique d’écologie-sociale

Bien que le gel du tarif soit une bonne nouvelle, il est important, pour Jean Spinette, d’inscrire le dossier de la hausse tarifaire dans un contexte plus grand. Selon lui, il est l’heure d’axer l’aide énergétique sur le principe d’écologie-social. « Beaucoup de personnes demandant de l’aide au CPAS pour leurs factures d’énergie habitent dans des logements énergivores. Il est urgent de faire de la prévention pour améliorer leurs comportements de consommation. Il faut créer un véritable accompagnement individualisé de ces personnes, tout en conservant un fonds de surendettement et en élargissant les seuils d’obtention du tarif social ».

Actuellement, le tarif social est attribué en fonction des statuts et non des revenus. « Pour l’instant, une personne touchant le revenu d’intégration social à hauteur 900 euros/mois a droit au tarif social. Un chômeur gagnant la même chose n’a pas les conditions requises », conclut Jan Willems.

A noter qu’une étude sur la précarité énergétique a été demandée par le Fédéral à la Fondation Roi Baudoin. Elle rassemblera tous les acteurs du secteur. Sa publication est prévue pour juin.

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