Le budget de la Cocof bouclé pour 2018

Le budget de la Cocof bouclé pour 2018

Le budget du gouvernement francophone de la Région bruxelloise a été bouclé. Il a été voté ce mardi en séance plénière par le Parlement francophone bruxellois. Un budget responsable, qui œuvre pour les citoyens et qui présentera un solde net à financer égal à zéro, annonce la ministre-présidente, Fadila Laanan.

La 6ème réforme de l’Etat a vu certaines compétences transférées aux Régions. C’est notamment le cas en matière d’aide à la personne, de la santé ou encore de la formation professionnelle. A Bruxelles, la Cocof (Commission Communautaire française) agit en toute autonomie pour ces matières. Elle vient de boucler son budget pour 2018, que la ministre-présidente, Fadila Laanan qualifie de responsable et dont l’objectif est d’œuvrer pour les citoyens. « Nous avons voulu laisser de côté les mesures d’austérité brutales et injustes. Des moyens ont été dégagés pour revaloriser prioritairement les secteurs qui en ont vraiment besoin, des secteurs qui œuvrent chaque jour pour le bien-être des citoyens », expose Fadila Laanan.

Des places en crèches

A son initiative, quelque 7 millions d’euros seront ainsi consacrés à la création de 564 nouvelles places de crèches pour accompagner le boom démographique. Dans la même optique, 33 millions d’euros ont été débloqués pour la création de 1.500 places supplémentaires dans les établissements scolaires de la Cocof : 1.200 places grâce à la construction d’une école secondaire à pédagogie active sur le site du Ceria à Anderlecht et 300 places dans l’enseignement spécialisé grâce à la construction d’une école spécialisée de type II sur le site de l’Institut Alexandre Herlin à Berchem-Sainte-Agathe.

Focus sur le handicap

En 2018, sous l’égide de Céline Fremault, la politique d’aide aux personnes handicapées poursuivra la volonté de trouver une place pour chacun, en augmentant le budget global destiné aux personnes handicapées de 5,8 millions, en particulier dans les aides individuelles à l’intégration (+330.000 euros), la formation professionnelle (+50.000euros), les primes à l’emploi (+ un million d’euros) et le renforcement des services d’accompagnement (+ 300.000 euros). Pour les plus dépendants, un renforcement des moyens de 280.000 euros a été prévu en concordance avec le décret inclusion. Un accent particulier sera mis sur la transversalité avec des projets comme le handisport.

La santé

Pour Cécile Jodogne, et tout le Gouvernement francophone bruxellois, l’accès aux soins de santé aux personnes les plus vulnérables est d’une importance cruciale.Le budget qui sera consacré en 2018 à la promotion de la santé et aux services ambulatoires a été augmenté de manière substantielle. Un projet pilote de santé en milieu carcéral sera soutenu, principalement à destination des détenus toxicomanes. En concertation avec la fédération des maisons médicales, deux nouvelles maisons vont être agréées.

Soutenir le tissu associatif local

Pour ce qui relève de la politique de cohésion sociale, compétence de Rudi Vervoort, outre la réforme du décret de cohésion sociale en cours qui permet de soutenir plus de 300 opérateurs associatifs de proximité, un focus particulier sera mis en 2018 sur l’accueil des primo-arrivants. C’est un engagement budgétaire fort : la Cocof dépense plus de 5,2 millions d’euros pour deux bureaux d’accueil avec une capacité de 4.000 primo-arrivants par an.

Emploi

Quant à la Formation professionnelle, compétence gérée par Didier Gosuin, une augmentation de 2,5 millions d’euros est prévue en 2018. Cette augmentation permettra de rencontrer les objectifs du Plan formation 2020 et d’atteindre 20.000 chercheurs d’emploi en formation ou en stage, poursuivre le redéploiement de la formation en alternance, d’accélérer le développement de la validation des compétences des chercheurs d’emploi comme des travailleurs et de mettre en place les premiers Pôles Formation Emploi sur la base des accords-cadres en cours de négociation avec les secteurs professionnels.

Les accords du non-marchand

Enfin, rappelons que cet exercice budgétaire prévoit 6 millions d’euros pour un futur accord non-marchand ainsi que les crédits nécessaires pour assumer le financement de nouvelles infrastructures, indispensables pour répondre aux besoins de base des Bruxellois.« Ce budget est bien le fruit d’un juste équilibre entre rigueur et vitalité, entre raison et ambition. Le Gouvernement francophone bruxellois a ainsi réussi à se doter de moyens qui permettent de rencontrer ses ambitions prioritaires, sans mettre en péril l’institution. Je tiens à remercier l’ensemble des ministres bruxellois du Gouvernement francophone bruxellois et de la Région de Bruxelles-Capitale qui ont permis de collaborer de manière efficace et d’aboutir à des solutions positives et utiles pour l’ensemble des Bruxellois »,conclut Fadila Laanan.



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