Le secteur jeunesse contre le décrochage scolaire

Le secteur jeunesse contre le décrochage scolaire

Ce jeudi 1er mars, le Projet accrochage scolaire interréseaux (PASI) de Huy organise une journée de réflexion et de partage d’expériences entre le secteur de l’Enseignement et celui de l’Aide à la jeunesse, afin de lutter contre le décrochage scolaire.

En Fédération Wallonie-Bruxelles, le décrochage scolaire toucherait plus de 14.000 jeunes. L’accompagnement scolaire pour les enfants de plus de 15 ans restant très limité, il peut être difficile pour les acteurs de l’Aide à la jeunesse d’aider les jeunes, même mineurs, à trouver des solutions. Afin de mettre en place des solutions cohérentes, le Projet accrochage scolaire interréseaux, initié par le Service d’Accrochage Scolaire (SAS) "Aux sources" de Huy, propose une journée de réflexion et de partage d’expérience entre les acteurs de l’enseignement et ceux de l’Aide à la jeunesse. L’objectif est de permettre une meilleure coordination entre les secteurs et de mettre en commun les bonnes initiatives.

Trois thématiques

Lors de cette journée, les intervenants réfléchiront sur 3 thématiques pouvant mener au décrochage scolaire : le mauvais choix de filière, les problèmes comportementaux et les causes scolaires et familiales, comme par exemple lorsque les jeunes deviennent aidants. L’objectif est ainsi d’effectuer un repérage précoce des difficultés pouvant mener au décrochage scolaire et de l’accompagner pour faire les bons choix. La journée évoquera aussi la question de l’efficacité des sanctions et de la restauration du dialogue entre l’enfant, la famille et l’école.

Des initiatives à partager

Sur l’efficacité des sanctions, l’expérience menée depuis l’année dernière à l’Ecole polytechnique de Huy sera abordée. L’école a souhaité remédier au problème des élèves qui erraient dans les couloirs et ne se rendaient pas en étude. Véronique Gonne, intervenante sociale à l’AMO Mille lieux de vie, explique à L’Avenir : "Ca manquait de moyen de contrôle et l’école a mis en place des mesures pour un meilleur contrôle des élèves expulsés des cours. Ainsi, la place physique de l’éducateur a changé dans la salle d’étude. Mais c’est surtout au niveau de la communication entre l’éducateur et les professeurs que l’école a décidé d’agir [...] avec la création d’un classeur de communication mais aussi d’une base de données de travaux à faire faire à l’élève qui débarque à l’étude."

Pour restaurer le dialogue enfant-école-parents, l’Institut Sainte-Marie de Huy présentera son nouveau levier : la visite des familles. Ce sont la directrice et la sous-directrice de l’établissement, ainsi qu’une éducatrice et un conseiller psychopédagogique du centre PMS Huy qui ont mis au point le projet. Il s’agirait là d’une procédure exceptionnelle, lors de laquelle l’éducatrice et le conseiller du centre PMS se rendraient au domicile familial pour parler du jeune.

Une collaboration des secteurs

"On est parti de l’état des lieux effectué par les trois écoles impliquées dans le PASI. Elles viendront présenter le projet qu’elles ont mis en place dans leur établissement, explique Véronique Gonne, à L’Avenir. Car c’est bien d’avoir de bonnes idées pour sa propre école, c’est mieux encore de les partager avec les autres porteurs du projet de lutte contre le décrochage scolaire. Notre journée d’étude intéressera un public multidisciplinaire avec des directeurs d’école, des professeurs, des éducateurs et des acteurs de l’Aide à la jeunesse comme des assistants sociaux, des psychologues…"

Le PASI a été initié en janvier 2016 par le SAS "Aux sources" de Huy, et repose sur la collaboration entre les acteurs de l’enseignement (les centres PMS, l’Athénée Royal Agri Saint-Georges, l’Institut Sainte-Marie de Huy et l’école polytechnique de Huy) et de l’Aide à la jeunesse (le SAS, l’AMO Mille lieux de vie, le Centre local de promotion de la santé Huy-Waremme, le Service d’Aide à la Jeunesse de Huy et Infor Jeunes Huy).

[A Lire]

- Un nouveau Code pour parfaire notre modèle d’Aide à la Jeunesse
- Une alternative à la formation "traditionnelle"
- Séjours de rupture : des éducateurs à l’initiative d’une expérience transversale



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