"Les professionnels doivent se former aux droits de l’enfant"

L’Observatoire de l’Enfance, de la Jeunesse et de l’Aide à la jeunesse soumet vingt recommandations à la classe politique. Le mémorandum est fondé sur les différentes données et évaluations que l’Observatoire ainsi que le Comité des droits de l’enfant des Nations-Unis en Belgique ont récoltées.

L’Observatoire de l’Enfance, de la Jeunesse et de l’Aide à la Jeunesse est intégré au Secrétariat général du Ministère de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Il s’agit d’un service de recherche, d’analyse et d’évaluation des politiques publiques. Il est donc légitime que cet organe compile l’ensemble de ses recommandations envers les droits de l’enfant en vue de la formation d’un nouveau gouvernement. Et pour ce faire, l’Observatoire a scindé en plusieurs axes ses différentes propositions : mesures de pilotages transversales, mesures liées à la collecte et au traitement des données concernant les enfants et les jeunes, mesures à destination des secteurs et des professionnels.

- [A lire] : Le nouvel arrêté IPPJ adopté : voici ce qu’il faut en retenir

Le besoin d’une politique volontaire

L’Observatoire recommande dès le début de la prise de fonction d’élaborer des plans d’actions ambitieux envers les droits de l’enfant s’appuyant sur les données et les études des Nations Unis en Wallonie et à Bruxelles. Elaborer des plans d’action pour les droits de l’enfant ambitieux passe par de nouvelles mesures en faveur des enfants. Inscrire également cette volonté dans les mandats des Ministres et des Administrateurs Généraux.

Pour mener une politique volontaire envers les droits de l’enfant, il faut que les ressources et les moyens suivent. En mettant en place les moyens nécessaires il sera plus aisé de mener une collecte des données par le biais de différents organes œuvrant pour les droits des enfants. Ces données serviront à mener et élaborer des politiques publiques mais aussi à accorder une attention particulière. L’interdiction explicite des châtiments corporels doit être également inscrite dans la loi de façon clair et universelle.

- [A lire] : Le certificat interdisciplinaire en droits de l’enfant, un vrai plus

Recommandations pour les professionnels

L’observatoire recommande aussi des mesures envers les professionnels du secteur. En premier lieu, assurer une formation aux droits de l’enfant doit être en premier lieu préconisée pour prévenir et vulgariser le plus largement auprès du public. Impliquer les jeunes dans la formation de la profession en se servant de leur vécu est aussi une piste évoquée.

La prévention dans les écoles doit également être au cœur du projet politique des droits de l’enfant. La prévention du harcèlement, des violences et des comportements humiliants, doit être sensibilisée le plus tôt possible. L’école doit être un lieu d’apprentissage civique et les moyens politiques doivent accompagner ce processus de même que dans les méthodes d’accompagnement des jeunes en décrochage.



Commentaires - 1 message
  • Oh oui..c'est vrai..un.e jeune, ayant vécu lui-même ou elle-même des moments difficiles, à l'école par. Ex., et qui se destine à s'occuper d'enfants, pourra repérer très vite ce qui ne va pas et ainsi venir en aide à cet enfant, le plus vite possible, afin qu'il ne vive pas la même chose. Apprendre aux jeunes de repérer très vite le comportement d'un enfant qui s'isole des autres, le pourquoi, le prendre à part pour l'écouter et faire tout pour trouver la solution la meilleure possible pour lui redonner la confiance perdue..????

    Claude Danse dimanche 11 août 2019 20:21

Ajouter un commentaire à l'article





« Retour

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies.   J'accepte   En savoir plus