Non, les kinés n’appellent pas à la déconvention

Non, les kinés n'appellent pas à la déconvention

Suite à certains articles parus dans la presse, faisant état d’un appel à la déconvention de la part des kinésithérapeutes, l’association professionnelle Axxon a souhaité remettre les pendules à l’heure. Les professionnels qui en appellent à se déconventionner n’ont, en effet, aucun lien avec l’association.

Depuis quelques jours, nous pouvons lire dans la presse que les kinésithérapeutes appellent à la déconvention. Or, il n’en est rien. En effet, l’association professionnelle Axxon précise qu’il s’agit de deux professionnels indépendants, n’ayant aucun lien avec l’association. En effet, suite à de nombreuses négociations avec l’Inami notamment, fin 2016 et début 2017, Axxon a finalement signé la convention M18 et obtenu une indexation des prestations.

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Kinésithérapie : l’appel à la déconvention n’émane pas d’Axxon

Suite aux différents articles parus hier dans la presse, notamment dans le quotidien "De Standaard", Axxon tient à préciser que l’appel à la déconvention dont il est fait mention n’émane pas de l’association professionnelle.

Il s’agit de l’opinion personnelle de deux représentants de l’UGent qui ne sont aucunement liés à Axxon, contrairement à ce que peuvent laisser croire certains articles.

Pour rappel, l’association professionnelle souhaite obtenir un meilleur remboursement pour les patients pris en charge par des kinésithérapeutes non-conventionnés. Axxon plaide depuis toujours pour la suppression de cette discrimination.

Axxon déplore que les médias aient publié des informations erronées. Une vérification des faits aurait certainement permis d’éviter les déclarations de la ministre et les patients n’auraient pas été induits en erreur. Informations

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Informations sur le fond

Depuis 1967, une discrimination touche les patients de kinésithérapeutes non-conventionnés, dont le remboursement des séances de kinésithérapie est moins bien remboursé de 25%, sauf pour les bénéficiaires de l’intervention majorée.

Cette inégalité concerne également les patients de logopèdes, de sages-femmes et d’infirmiers, mais n’existe pas pour les patients de médecins et de dentistes non-conventionnés.

Selon Axxon, cette règle de remboursement viole les articles 10 et 11 de la Constitution belge, selon lesquels sont déterminés, respectivement, le principe d’égalité et le principe de non-discrimination.

Axxon tente d’obtenir la suppression de l’article 49, §5, alinéa 3 de la Loi du 14 juillet 1994 relative à l’assurance obligatoire soins de santé et indemnités et de l’AR du 8 juin 1967 fixant les taux de remboursement de l’assurance dans les honoraires et prix des prestations de santé.

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