Onkelinx à la tête de Brugmann, Ouriaghli à celle de Saint-Pierre

Onkelinx à la tête de Brugmann, Ouriaghli à celle de Saint-Pierre

Changement de présidence pour deux hôpitaux publics bruxellois. Le socialiste Mohamed Ouriaghli devient président de l’hôpital Saint-Pierre. Une décision prise par le conseil communal de Bruxelles, réuni en comité secret, lundi dernier. Ce même conseil communal a également validé la désignation de Laurette Onkelinx à la présidence du conseil d’administration de l’hôpital Brugmann.


- [A lire] : La colère gronde au sein des hôpitaux publics du réseau Iris

Laurette Onkelinx, figure incontournable du PS bruxellois, a été choisie pour remplacer Nawal Ben Hamou, qui est récemment devenue secrétaire d’Etat. Cette dernière ne pouvait, en effet, pas cumuler sa fonction au sein du CA de Brugmann avec son mandat au gouvernement.

Philippe Close, bourgmestre de la Ville de Bruxelles, a justifié son choix au quotidien La Libre Belgique. Ainsi, pour lui, Laurette Onkelinx était une candidate idéale pour le poste, compte tenu de son expertise certaine en la matière. Et pour cause : la politique a assumé dans le passé le poste de ministre fédérale de la Santé publique. Notons encore que Laurette Onkelinx a accepté la présidence de l’hôpital Brugmann à condition de le faire bénévolement.

- [A lire] : Lettre aux élus : venez à nos places tenter de réparer les vivants

Ouriaghli, la pilule passe mal

Si la désignation de Laurette Onkelinx a été majoritairement bien accueillie, celle de l’ex-échevin Mohamed Ouriaghli, à la tête de Saint-Pierre, a fait grincer des dents… Ainsi, dans l’opposition, les libéraux Frédérique Ries et Geoffroy Coomans de Brachène, respectivement présidente et vice-président sortant du CHU Saint-Pierre, ont émis de vraies réserves à l’égard de cette nomination effectuée par le parti socialiste.

Les deux MR ont ainsi pointé que le député bruxellois avait été inculpé pour corruption passive et infractions sur les marchés publics dans le cadre du dossier GIAL, le service de gestion informatique de la Ville.

Pour eux, même si la présomption d’innocence reste de mise, « après le scandale du Samusocial qui a mis fin en 2017 à la présidence oubliable de Pascale Pereita, il eut été avisé, et même moralement impératif de porter à la barre de ce fleuron des hôpitaux bruxellois, quelqu’un à qui la justice ne réclame pas de comptes », ont-ils déclaré à Belga. Et de rajouter : « Il serait désolant de voir l’image et l’exceptionnelle réputation de l’hôpital qui a porté très haut ses exigences d’excellence au service de sa mission d’hôpital public entachées par un choix... contestable. Cette désignation pourrait être revue au regard de l’inculpation en cours et remise aussi longtemps que la justice n’aura pas éclairci la situation. »

- [A lire] : Onkelinx : "De Block ne soutient pas les infirmières !"



Ajouter un commentaire à l'article





« Retour

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies.   J'accepte   En savoir plus