Oui, il y a de l’emploi pour les psychomotriciens !

Oui, il y a de l'emploi pour les psychomotriciens !

Depuis quelques temps, la psychomotricité est malmenée. Le métier n’est pas reconnu officiellement comme profession paramédicale, mais le diplôme, lui, est délivré par les hautes écoles. Incohérence totale, me direz-vous. Effectivement. Incohérence qui a de fortes conséquences, puisqu’elle mène à toutes sortes d’incompréhensions et d’amalgames. L’Union Professionnelles Belge des Psychomotriciens Francophones souhaite expliquer clairement la situation, une bonne fois pour toutes.

Clarifions la situation ! En juin 2016, Madame De block annonçait la non reconnaissance de la psychomotricité au sein des professions paramédicales. Pour les praticiens tout récemment diplômés et ceux qui, avec un diplôme officiellement reconnu dans cette catégorie, pratiquent depuis longtemps, c’est une douche froide.

Une mauvaise information

Depuis, de nombreuses confusions existent et portent préjudice aux praticiens diplômés, aux étudiants, aux futurs étudiants.

Madame De Block reconnaît elle-même que les psychomotriciens peuvent travailler dans de nombreux domaines. Il est donc important de rester attentif à ne pas tout confondre. Suite à divers témoignages de psychomotriciens en difficulté face à leur employeur ou devant la méfiance de futurs employeurs eux-mêmes en prise avec des informations erronées ou mal formulées, L’UPBPF (union professionnelle belge des psychomotriciens francophones), représentée par sa présidente Madame Taymans, a adressé une série de questions précises à la ministre Greoli, vice–présidente, en charge de l’Enfance en Fédération Wallonie-Bruxelles et de la Santé en Région Wallonne.

Il a été demandé à Madame Greoli d’analyser concrètement les endroits où le psychomotricien peut travailler en toute légitimité, et vérifier si :

- Le diplôme de Bachelier en Psychomotricité est bien accueilli dans tous les secteurs de l’Education et de l’enfance en Fédération Wallonie-Bruxelles .
- Le psychomotricien peut continuer à être engagé dans les secteurs de la Santé en Wallonie dans les limites des prestations légalement autorisées.

Concernant les structures d’accueil de la petite enfance en FWB, les travaux préparatoires à l’inscriptions du diplôme parmi les titres requis sont en cours.

Les secteurs où le psychomotricien peut évoluer

Pour la Santé en région Wallonne, la réponse d’Alda Greoli est claire.

Elle précise que dans le secteur de la santé mentale, plusieurs possibilités existent. Pour être agréés et financés en tant que service de santé mentale « enfants », ceux-ci doivent disposés d’un pédopsychiatre et d’un thérapeute à média qui soit logopède, kinésithérapeute ou psychomotricien.

Pour les centres de rééducation ambulatoire (CRA) ou fonctionnelle (CRF), des psychomotriciens sont prévus nommément dans certaines conventions.

Au sein des maisons de soins psychiatriques (MSP), le titre de psychomotriciens n’est pas précisé, mais il est tout à fait possible de les y engager.

Dans le secteur du handicap, ce titre existe en tant que tel dans les structures d’accueil de jour et d’hébergement et il n’est nullement question de les supprimer. Les services ont des normes globales à respecter pour le personnel éducatif et non éducatif, libre à eux d’engager la personne la plus adéquate.

Dans le secteur des maisons de repos et des maisons de repos et de soins, les psychomotriciens sont considérés dans le personnel de réactivation et peuvent donc être engagés par la MRS.

L’UPBPF a l’intention de continuer à clarifier tous les postes pour lesquels les psychomotriciens diplômés sont reconnus dans le domaine de leurs compétences.

Une procédure judiciaire engagée

D’autre part, un recours en justice a été introduit tant sur la manière de légiférer dans le domaine que sur la reconnaissance de la profession dans son aspect paramédical. Aujourd’hui, nos avocats demandent l’énoncé des questions préjudicielles qui nous permettront de questionner la Cour Constitutionnelle par rapport à la procédure qui vise la non-reconnaissance d’une profession paramédicale et la Cour Européenne pour les questions de libre circulation et libre concurrence. Ils questionnent aussi le système de décision belge qui empêche l’argumentation positive pour une reconnaissance paramédicale alors même que le bachelier a été légitimement créé et est reconnu officiellement en Fédération.

Oui, le diplôme existe, oui, ce diplôme est valable, oui, les études se poursuivent, oui, les psychomotriciens travaillent et continueront à travailler.

Anne Taymans, présidente de l’UPBPF

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