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Projet de loi santé mentale

10/10/06

Le ministre de la Santé publique Rudy Demotte compte bien légiférer sur les professions de santé mentale. Il a fait le point lors d’un colloque organisé le 26 avril dernier à Bruxelles.

Le ministre propose d’identifier la santé mentale comme champ à part entière. Un chapitre spécifique à l’arrêté royal sur l’art de guérir serait ajouté.

Le projet propose trois catégories d’intervenants en santé mentale : les (pédo-, neuro-) psychiatres , les psychologues, et les psychothérapeutes. L’accès au métier de psychothérapeute serait ouvert aux médecins, psychiatres, psychologues, ainsi qu’aux "assistants en santé mentale". Cette catégorie regroupe les assistants en psychologie, assistants sociaux, logopèdes (bacheliers et licenciés), sexologues, conseillers conjugaux, psychomotriciens, ergothérapeutes, éducateurs spécialisés, infirmiers psychiatriques et criminologues.

Le débat qui a suivi a porté sur ces deux points. Ainsi, la fédération des psychologues a soutenu que seuls les universitaires formés dans ce domaine puissent exercer en tant que psychothérapeute. Pour leur part, les travailleurs sociaux ("assistants en santé mentale") trouvent que leur rôle n’était pas assez reconnu, et ont estimé qu’ils étaient le parent pauvre du projet.
(source : Confluences)



Commentaires - 50 messages
  • Juste une précision. La formation de psychologue n'apporte aucunement la capacité d'intervenir comme psychotérapeute.De nombreux intervenants, gradués et/ou licenciés disposent d'une pratique de psychothérapie depuis plusieurs années. Il serait temps de reconnaître ces travailleurs formés à un accompagnement thérapeutique qui dépasse de loin la capacité du licencié en sciences psychologiques fraîchent émoulu du cocon universitaire et de les assimiler

    Dezwaene mardi 10 octobre 2006 11:48
  • Exact!!!
    JJ

    Jean-Jacques mardi 10 octobre 2006 11:52
  • tout à fait d'accord!

    do mardi 10 octobre 2006 16:15
  • Question subsidiaire: à quoi sert la licence en psychologie clinique?

    Viviane mardi 10 octobre 2006 23:43
  • Est ce le vrai débat ?

    serge671 mercredi 11 octobre 2006 09:42
  • C'est la question que m'amène les réflexions ci-dessus et le projet de loi dans son ensemble.

    Viviane mercredi 11 octobre 2006 11:50
  • je ne sais pas si ca répond à votre question (à quoi sert la psychologie clinique) mais je pense que faire des études de psychologie en général universitaire vous donneront (peut-être et c'est ce qu'il me semble comprendre non?!)les bases théoriques minimales nécessaires pour entreprendre par la suite un travail plus pratique de thérapeute s'ils le souhaitent après avoir suivi différentes formations complémentaires en thérapie pour ces petits nouveaux fraichement sorti de l'école.

    sstéphanie samedi 14 octobre 2006 13:43
  • Les bases théoriques et cliniques données à l'unif vous ouvrent un champs d'action très vaste. Faut-il pour autant discriminer d'autres acteurs sociaux (gradué ou licencié en science humaine) formés spécialement en la matière psychothérapeutique ? La psycho clinique s'apprend-t-elle qu'a l'unif ? Mon expérience m'a démontré à plusieurs reprises qu'il ne fallait pas avoir d'a priori sur la personne et par ailleurs, je collabore avec d'excellent clinicien nÂ'ayant pas de licence en psycho et inversement de très mauvais psychologue ayant leur licence. Alors au lieu de débattre sur qui est apte à pouvoir exercer, apprenez à travailler ensemble.

    serge671 samedi 14 octobre 2006 14:31
  • Si je tire les conclusions de ces deux dernières interventions, les études de psychologie clinique ne servent à rien... D'autres chemins sont possibles, moins longs et moins coûteux, pour être thérapeutes, donc la psychologie clinique se résumerait à pouvoir faire passer quelques tests précis...

    Viviane samedi 14 octobre 2006 17:57
  • Votre conclusions ne me semble pas être la bonne.

    Votre diplome vous donne un titre universitaire qui vous permet d'être actif sur le marché de l'emploi, dans un domaine assez vaste et qui vous permet, on l'espère, pour vous d'être rétribué en fonction d'un certain barême.

    Il est à espérer aussi que vous ayez fait le choix de cette option parce que vous l'aimiez et que vous ayez eu envie de la travailler.

    [quote= Viviane]D'autres chemins sont possibles, moins longs et moins coûteux, pour être thérapeutes[/quote]
    oui, mais est ce plus simple, moins longs, moins couteux ?
    ca, ca reste encore à voir. quid des analyses pour les futurs psychanalystes ou qu'en est-il des études pour devenir psychiatres ?

    Sans compter, l'investissement en temps et en argent que représente des spécialisations psychotherapeutique en systémique, pnl, comportementaliste, en hypnose, ect, ect
    et les supervisions pour les gradués ou les autres licenciés en science humaine (tous les psy ne choisissent pas l'option clinique, qu'est ce que vous pensez de leur place sur le marché de l'emploi ? )

    De plus, on vous l'a certainement dit et répété, la licence, même en psychologie clinique, si elle donne de très bonnes bases, ne forme pas à la psychotherapie.

    Enfin, pour terminer, je dirais qu'il est dommage, par ce message, que vous dévalorisiez vous même votre propre diplome, par le peu de débouchés que vous lui trouvez.

    Françoise D samedi 14 octobre 2006 18:52
  • Je suis bien d'accord avec de nombreux éléments de votre message, Françoise D, et ma question était volontairement provocatrice: c'est par passion que je suis devenue clinicienne. La question de l'utilité des études de psychologie clinique me vient au fil du débat suscité par le projet de loi, mais ne remet en aucun cas mes choix personnels en question. Je suis également en formation continue, supervisée, et en analyse depuis bien longtemps, donc loin de penser que ma licence me suffit... Mais à entendre les débats, je me demande, au vu des événements extérieurs, et non de mon parcours personnel, pourquoi je n'aurais pas fait un graduat, puis repris une formation "mi temps" de psychothérapie, fût-elle sérieuse, et me permettant de travailler beaucoup plus tôt en parallèle en tant qu'assistante sociale, éducatrice, etc... en attendant d'être psychothérapeute et donc, d'être payée au même tarif, en tout cas en privé... cela pour l'argument financier.
    Pour faire un parallèle, et ce pour un autre intervenant ci-dessus, il existe des médecins incompétents, et il arrive que ce soit l'infirmière qui détecte une problématique non perçue par un docteur, mais remet-on question la nécessité du diplôme de médecin? Pourquoi n'en serait-il pas de même en psychologie clinique?

    Viviane samedi 14 octobre 2006 20:33
  • Le titre de psychologue est tout de même protégé par la loi.

    Le centre de ce débat est de donner un cadre et une reconnaissance légale aux personnes désireuses de pratiquer comme psychothérapeute. Et ce, suivant certains critères bien définis (appartenance à une école, quota d'heure en entretiens clinique, ect, ect).

    Facilement accessibles d'ailleurs aux psychologues cliniciens.

    Françoise D samedi 14 octobre 2006 20:58
  • A Viviane

    Le projet de loi crée justement une reconnaissance spécifique du psychologue dans le champ de la santé mentale. Cette spécificité pourrait permettre une revendication financière pour cette fonction, non ?

    Laurent D lundi 16 octobre 2006 11:28
  • Il est clair qu'en tant que licencié (master), le psychologue est mieux payé. Mais il ne s'agit pas d'argent, à la base de ma réflexion, mais de spécificité du travail.

    Viviane lundi 16 octobre 2006 21:30
  • Je ne comprend pas. La spécificité du psychologue est reconnue dans le projet de loi.
    Pourriez-vous expliciter votre réflexion ?

    Laurent D mardi 17 octobre 2006 12:40
  • La définition me semble réductrice; en ce sens, l'avis de la Commission des psychologues explicite très bien la chose (www.commissiondespsychologues.be). La définition du psychologue clinicien n'est pas très spécifique, précisément, il pourrait tout aussi bien s'agir d'un conseiller, médiateur ou assistant social.

    Viviane mardi 17 octobre 2006 21:55
  • La toute dernière mouture du projet est reprise sur le site www.apsih.be, rubrique statut du psychologue, puis tout en bas de la page, projet au 15 sept. Vous pourrez y comparer la définition de psychologue clinicien et celle de psychothérapeute. Notez que les définitions y sont les mêmes, mis à part que le thérapeute fait de la thérapie (ainsi que du diagnostic...) et que le psychologue fait de la prise en charge et accompagnement, ce qui, entre nous, reste flou... Je répète: quelle est donc la spécificité du clinicien?

    Viviane mardi 17 octobre 2006 22:13
  • Une bonne loi devrait rester ouverte et non pas sauvegarder des lobbies (par ex. uniquement
    médecins et psychologues comme en Italie - mon pays d'origine)
    A mon sens, il faudrait au moins ces deux obbligations fondamentales qui ne sont pas souvent à l'ordre du jour:
    1) La formation et l'adhésion à une des écoles reconnues par leur sérieux et leur professionnalisme (gestalt, par exemple) ayantes une déonthologie professionnelle bien définie.
    2) Un parcours minimum de tavail (psychothérapeutique) sur soi-même.
    Là on aurait des garanties pour les clients/patients, tout en respectant un esprit d'ouverture indispensable.

    Claudio mardi 17 octobre 2006 22:50
  • Je pense que le travail psychotérapeutique peut être réalisé par des paramédicaux spécialisés (ergo, logo,...) qui apporteront leur vision de la thérapie (l'activité par exemple pour l'ergo)...
    Le psychologue, pour moi est un licencié (c'est vrai par rapport au gradué) avec une meilleure base théorique, mais la pratique étant moins vue à l'université, peut faire défaut (selon les individus)...
    Et il existe (comme dans tout métier) des bons et des moins bons professionnels de la santé mentale, il existe de très bons paramédicaux et psychologue psychothérapeute et de moins bon mais cela ne dépend pas du diplome, selon moi...
    Uniquement de la personne...

    tim's mardi 24 octobre 2006 12:09
  • Je suis d'accord avec le début du message de tim's: en tant que psychologue, je ne me prétends pas ergothérapeute ni logopède, ce sont des spécificités thérapeutiques propres. Mais par contre, s'il s'agit simplement d'une question de personne, en tant cas de dispositions ou de "dons" personnels, je ne saisis pas à quoi servent les formations ou études, quelles qu'elles soient... Il me semble que la profession générale de santé mentale est la seule où on se permet de dire que le diplôme n'est pas important. Ce qui est autre chose que de dire qu'il ne suffit pas (sur cette dernière phrase, je suis bien sûr d'accord).

    Viviane mercredi 25 octobre 2006 01:52
  • Une question supplémentaire pour Françoise D: vous dites que l'accès à la pychothérapie est facilement accessible aux psychologues cliniciens, pour l'instant, je pensais qu'il s'agissait du même parcours pour toutes les professions citées ds le projet de loi. Pourriez-vous m'éclairer?

    Viviane mercredi 25 octobre 2006 01:57
  • Je rejoins Viviane sur pas mal de points. La licence en psychologie clinique perdrait alors tout son sens (etre réduit a faire du diagnostique et passer qq tests).

    Pour rappel, les formations reconnues en psychothérapies sont tres onéreuses et demandent d'avoir un emploi de psy en parralele ou un stage. Dc peu de gens pourront y accéder et ça reduira encore plus les chances des licenciés de trouver du boulot (autant prendre qq directement polyvalent).

    Si cette formation s'avere en effet nécéssaire pour excercer, et bien qu'on l'integre a la licence universitaire clinique directement (a l'ulg on avait en moyenne 15h de cours semaine, ça doit etre facilement casable!!!).

    Sans cette intégration, le metier de psychologue va encore plus se limiter et envoyer tt le monde au chomage.

    Et dire que cette licence nous permet d'etre mieux payés, justement, en tant que salariés, on veut deja pas de nous pcq on coute trop cher. Si c'est juste pour avoir un meilleur salaire a la caisse du carrefour, c'est génial...

    Del mercredi 25 octobre 2006 11:43
  • A Viviane

    A mon avis, ce n'est pas vraiment à ceux qui ne sont pas psychologues qu'il faut demander quelle est la spécificité de la psychologie clinique. C'est aux psychologues de mettre en avant leurs atouts, sans pour cela devoir supprimer ou dévaloriser des fonctions existantes (les psychothérapeutes ayant fait un graduat).

    Les formations en graduat sont davantage pratiques. Par exemple, les assistants sociaux apprennent à acquérir, en plus d'un savoir et d'un savoir-faire, un "savoir-être", proche de la relation thérapeutique. Et ce savoir-être ne peut en aucun cas être construit uniquement sur base de notions théoriques.

    Laurent D mercredi 25 octobre 2006 12:15
  • [quote=Viviane]Une question supplémentaire pour Françoise D: vous dites que l'accès à la pychothérapie est facilement accessible aux psychologues cliniciens, pour l'instant, je pensais qu'il s'agissait du même parcours pour toutes les professions citées ds le projet de loi. Pourriez-vous m'éclairer?[/quote]
    Je vous renvoie au texte de l'avant-projet de loi à voir entre autre sur squiggle.be

    Les licenciés en psychologie clinique sont parmi les trois professions ayant directement accès au titre (psychiatre, licenciés en psychologie clinique, sexologue ayant eu au moins une pratique de 900 h d'entretiens cliniques)

    Les autres professions devront faire preuve de leur appartenane à une école de psychothérapie reconnue et d'un nombre d'heure de pratique clinique (1200 h je pense)

    Françoise D mercredi 25 octobre 2006 16:56
  • Je connais bien ce texte, mais je ne le comprends pas de la même façon, visiblement. Pour moi, au niveau de la psychothérapie, tous doivent reprendre une formation "à zéro", quel que soit le diplôme de base.

    Viviane mercredi 25 octobre 2006 21:25
  • Je vérifie mais pour moi non

    Françoise D mercredi 25 octobre 2006 21:31
  • Non, je confirme d'après la lecture du projet de loi, le psychologue clinicien, l'orthopédagogue clinicien et le sexologue ont accès au titre pour peu qu'ils aient une pratique clinique d'au moins 900 h .

    Maintenant, c'est un avant-projet, donc , j'imagine qu'il peut encore être modifié.

    Françoise D mercredi 25 octobre 2006 21:38
  • Maintenant la concertation de la plate forme en santé mentale défend, elle, en effet, au contraire de la proposition de loi, une reprise à zéro pour tout le monde d'un travail de supervision ou d'inscription dans une école de psychothérapie agréée.

    C'est peut-être pour appuyer les pistes que vous préférez qu'il est bon de s'inscrire dans un certains mouvements avec d'autres ou dans différentes fédérations.

    Françoise D mercredi 25 octobre 2006 21:49
  • Merci pour ces précisions, Françoise, je n'avais pas eu ce détail concernant les fameuses 900h.

    Viviane mercredi 25 octobre 2006 22:07
  • En tout cas, je ne les ai pas trouvées dans la dernière mouture du projet de septembre tel que décrit que le site www.apsih.be

    Viviane mercredi 25 octobre 2006 22:09
  • je n'ai pas trouvé du tout le projet de loi sur ce site là (mais la ,c'est sans doute moi qui ne suis pas douée pour naviguer dessus)

    Sur le site de l'UCL pour le même projet, on parle d'une pratique clinique de 6 mois au lieu de 900 h (ce qui correspond aux mois de stages) (les 900h proviennent du texte mis sur www.squiggle.be.)

    Comme quoi, tant que la loi ne sera pas passée, il y aura sans doute différents sons de cloches.

    Françoise D mercredi 25 octobre 2006 22:31
  • Ou en sommes-nous au jour d'aujourd'hui ?
    Je lis de plus en plus d'articles assimilant les psychotherapeutes et les mouvements sectaires. Faut-il y voir une instrumentalisation
    médiatique visant à passer un decret dans l'urgence ?

    serge671 mardi 14 novembre 2006 08:27
  • Eventuellement...

    Viviane mardi 14 novembre 2006 16:43
  • Par ailleurs, vous trouverez sur le site www.apsih.be la nouvelle mouture, qui n'offre plus aucune spécificité au psychologue clinicien.

    Viviane mardi 14 novembre 2006 16:46
  • Je n'ai pas vu d'article assimilant psychothérapie et secte.
    Mais une idée dans l'air est bien que la loi passe avant les prochaines élections afin de ne pas prendre le risque de renvoyer ce dossier aux oubliettes et de devoir le reprendre dans qq temps à zéro avec d'autres intervenants... (vif expres d' il y a deux semaines)

    Françoise D mercredi 15 novembre 2006 21:37
  • Le Ministre, ainsi que les articles écrits dans les différents journaux tout public, ne reprennent pas la complexité de la situation: faire la chasse aux charlatans, ne peut qu'être approuvé par tous. Par contre, il n'est dit nulle part dans ces textes les manquements de la formation éventuelle à la psychothérapie appliquée aux gradués. Et là, dans ce que j'entends par mes patients qui ont suivi l'un ou l'autre débat plus poussé, le grand public ne semble pas vraiment d'accord.

    Viviane mercredi 15 novembre 2006 23:54
  • Autre message, s'adressant à tous, mais plus particulièrement à Françoise D (vous m'avez éclairée sur un point précis, plus haut): au vu de la dernière mouture du projet, disponible sur le site www.apsih.be, pourriez-vous m'expliquer quelle serait encore la spécificité du psychologue clinicien?

    Viviane mercredi 15 novembre 2006 23:56
  • PS: Les orthopédagogues, cliniciens et sexologues ont accès à quel titre après ces 900 h?

    Viviane mercredi 15 novembre 2006 23:58
  • Il me semble en effet qu'ils aient juste accès au titre de psy clinicien, sexologue ou othopéda, sans être psychothérapeute. Peut-être nous sommes nous mal comprises, Françoise D, mais quand je voulais dire que nous repartons tous de zéro, quel que soit le niveau, je parlais par rapport au titre de psychothérapeute... Et là, il me semble qu'il y a un problème (comparez les définitions de la psychologie clinique de la nouvelle mouture sept, et celle de la psychothérapie... il y a un problème).

    Viviane jeudi 16 novembre 2006 00:09
  • Ce que je vois surtout c que les independants qui n'ont pas suivi de formation et ne peuvent s'en permettre pourront fermer boutique... Et que les jeunes diplomés seront encore moins engagés. Apres on viendra s'étonner que les psy sont tous au chomage ou font carriere au Quick...

    Cependant, normalement un psychologue inscrit deja a la TVA et aux UCM (par ex) comme psychothérapeute a le droit de conserver son titre. Une loi est rarement retroactive.

    Del jeudi 16 novembre 2006 09:34
  • Pour Del,

    Il ne faut pas exagérer: la loi reste floue. Qui viendra voir dans votre cabinet si vous faites de la thérapie ou de la "prise en charge et accompagnement"? C'est surtout gênant pour l'image de la profession.

    Viviane jeudi 16 novembre 2006 16:47
  • Viviane, ça oui je suis bien d'accord que ce qu'on fait ds notre cabinet reste difficile a vérifier... ;).
    Dans un premier temps ça fonctionnera mais quand chacun aura intégré que psychologue tout court, c'est que du diagnostique, le téléphone risque de sonner moins souvent!

    Del jeudi 16 novembre 2006 18:22
  • [quote=Viviane]Il me semble en effet qu'ils aient juste accès au titre de psy clinicien, sexologue ou othopéda, sans être psychothérapeute. Peut-être nous sommes nous mal comprises, Françoise D, mais quand je voulais dire que nous repartons tous de zéro, quel que soit le niveau, je parlais par rapport au titre de psychothérapeute... Et là, il me semble qu'il y a un problème (comparez les définitions de la psychologie clinique de la nouvelle mouture sept, et celle de la psychothérapie... il y a un problème).[/quote]
    Non, j'avais bien compris ce que vous demandiez.

    Je n'ai pas vraiment le temps de regarder en détail tous ces textes ce soir mais en jetant un coup d'oeil sur le site dont vous parlez et la dernière mouture (celle du 15 sept), je n'arrive pas au même conclusion que vous (mais j'avoue, aujourd'hui, je survole).

    Il me semble que l'on cite, la psychologie clinique, la sexologie clinique, la psychopédagogie clinique et la psychiatrie comme des professionnels agissant de façon autonome dans le domaine de la santé mentale et pouvant se prévaloir du titre de psychothérapeute.

    Et pour moi d'après ce texte, le psychologue clinicien n'a pas à se former plus si il ne le désire pas. Excusez moi de revenir avec un autre site. Mais la même mouture du 15 septembre sur Squiggle est colorée (donc plus facile à lire) et ils disent :que pourront se prévaloir du titre de psychothérapeute, à condition de suivres diverses formations, les professions, [u]à l'exeption [/u]des professions a et b (a et b étant psychologues cliniciens et les 3 autres).
    Euh, vous suivez...(allez voir)
    Bref, les deux textes pour moi disent la même chose.

    Et puis enfin, sa voix, chacun peut la faire entendre. Vous avez des personnes comme Francis Martens, Jean Florence, Patrick De Neuter, entre autre, qui défendent bec et ongle, le titre de psychologue clinicien. Il y a des soirées autour du sujet, il faut peut-etre y aller.

    Françoise D jeudi 16 novembre 2006 22:13
  • [quote=Del]Ce que je vois surtout c que les independants qui n'ont pas suivi de formation et ne peuvent s'en permettre pourront fermer boutique...[/quote]
    Del, je ne sais quelle théorie vous attire mais du coté des écoles de psychanalyse, il y a des formations très abordables (en dehors de l'analyse proprement dite et de la supervision bien entendu :( )

    Et si vous vous renseignez, il y en a peut-être dans d'autres orientations.

    Je jette à l'instant un coup d'oeil sur le site de l'UCL et le professeur P. Phillipot anime une post-thérapie en cognitiviste. Pourquoi pas ?

    Ect, ect

    [quote]Et que les jeunes diplomés seront encore moins engagés.[/quote]
    Non, je ne crois pas. Parce que l'Université va suivre le projet de Loi. Il ne vont pas former des psychologues cliniciens sans leur donner la possibilité de travailler en clinique.

    A la limite, c'est pour les psys qui n'ont pas fait le choix de l'orientation clinique que le champ rique de se rétrécir. Eux, semble-t-il , vont devoir reprendre une formation à la psychothérapie depuis le début.

    Françoise D jeudi 16 novembre 2006 22:19
  • Bonsoir à tous,

    je m'intéresse un peu à ce projet, bien que mon orientation professionnelle soit dans un domaine fondamentalement différent. Je suis complètement neutre dans cette histoire.

    Je suis malgré tout très perplexe vis-à-vis de ce projet de loi. Je dirais même qu'il cache quelque chose de malhonnête.

    Si un ingénieur ou un chirurgien commet une erreur, sa responsabilité pourra clairement être établie. Aucun politique n'aura idée d'ouvrir ce genre de profession à n'importe qui, même si cette personne a des années d'expériences en tant qu'entrepreneur ou infirmier, et même si une formation complémentaire est prévue.

    Dans le cas de la psychologie clinique, un patient mal soigné qui voit sa vie gâchée ou qui, dans des cas extrêmes, en arrive à commettre des faits aux conséquences irréparables restera, aux yeux de la justice, seul maître de ses actes. Aucune responsabilité ne pourra, si je ne m'abuse, être imputée au thérapeute.
    Sur ce, on se permettrait d'ouvrir la profession à presque n'importe qui, contre une formation qui, j'en suis certain, n'apportera pas des bases théoriques équivallentes à celles d'une formation universitaire ? Qu'on ne me parle pas de déonthologie ici.

    Je terminerai en disant qu'il est insensé de comparer un assistant social, un éducateur, ou que sais-je, ayant par exemple 10 ans d'expérience avec un jeune psychologue fraîchement sorti de l'Unif. Il faut le comparer avec un psychologue ayant également 10 années d'expérience. Cela changerait complètement la donne.

    Mes réflexions sont exclusivement d'ordre philosophique mais cela n'est pas tellement différent de certaines interventions que j'ai pu voir plus haut.

    Respectueusement ...

    Igor vendredi 17 novembre 2006 00:19
  • Françoise, je persiste, même si je préfèrerais de loin que vous ayez raison. La structure dit en fait ceci:
    Pour être psychothérapeute il faut:
    1. être psychiatre ou psychologue, ou gradué en santé mentale
    ET
    2. faire une formation à la psychothérapie.

    Donc au niveau de la psychothérapie, tout le monde me semble bien remis au même niveau.

    Viviane vendredi 17 novembre 2006 00:54
  • Ok, ok

    Françoise D vendredi 17 novembre 2006 07:36
  • Françoise, je suis d'orientation analytique et en tt cas sur Liege, les formations sont tres onéreuses. Les formations post universitaires de plus, a l'ucl le sont aussi et on doit répondre a des conditions d'admissions auxquelles ce n'est pas mon cas. De plus je n'ai hélas pas des heures a perdre en trajets (car si j'excerce a liege, je n'habite pas tt pres.
    Et qd je dis que je n'ai pas les moyens, ce n'es pas une vue de l'esprit lol!!! D'ailleurs je cherche un autre job :).

    Cependant je défend parfaitement l'idée selon laquelle une formation en thérapie DOIT etre incluse lors du cursus universitaire, et malgré les diverses réformes, du moins a l'Ulg, on demeure avec un nombre d'heures/semaine tres faible (ce qui entraine bcp de glandouille ;l)). Il y a donc tt le loisir d'y intégrer des cours adéquats... C trop tard pour nous, mais un peu de bon sens ds le milieu univesitaire de grace!!!

    Del vendredi 17 novembre 2006 10:09
  • [quote=Del]Françoise, je suis d'orientation analytique et en tt cas sur Liege, les formations sont tres onéreuses. Les formations post universitaires de plus, a l'ucl le sont aussi et on doit répondre a des conditions d'admissions auxquelles ce n'est pas mon cas. De plus je n'ai hélas pas des heures a perdre en trajets (car si j'excerce a liege, je n'habite pas tt pres.
    Et qd je dis que je n'ai pas les moyens, ce n'es pas une vue de l'esprit lol!!! D'ailleurs je cherche un autre job :).[/quote]
    Qu'est ce que vous appellez très onéreuse ?

    La formation de l'Ucl, oui, c'est vrai. Je le sais très bien, je l'ai suivie en partie. En même temps la reconnaissance qui en découle est intéressante

    Quand aux autres (il y a au moins quatre écoles analytiques sur Liège assez bien reconnues) , certaines ont des séminaires non payants et pour les autres, la participation est assez légère (en dehors, il est vrai de l"analyse personnelle mais elle n'est pas obligatoire même si souvent elle s'impose le plus souvent d'elle-même).

    Personnellement, comme ceci, je me sens un peu mal à l'aise de donner des sommes claires et précises sur le site mais si cela vous intéresse, mettez moi un mail et je vous les ferais parvenir.

    Françoise D vendredi 17 novembre 2006 10:47
  • Disons que contrairement a bcp de gens sur ce site, je suis indep a temps plein et non complémentaire, et c'est loin d'etre facile financierement. Pour l'instant, plus cher que gratuit n'est pas possible, et encore moins une analyse perso :).

    C'est pour ça qu'a la premiere occasion je compte changer de route, la passion du metier c bien, mais en vivre c'est mieux...

    Ce qui ne m'empeche pas de m'inquiéter de l'avenir de la profession et de m'étonner que la Belgique marche sur la tete!

    Del vendredi 17 novembre 2006 11:07

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