Quels défis devront relever les ASBL ces prochaines années ?

Quels défis devront relever les ASBL ces prochaines années ?

Bruxeo, anciennement CBENM, a réuni jeudi dernier une centaine d’acteurs du secteur associatif pour débattre des défis qui les attendent ces prochaines années. Monasbl.be y était et dresse le bilan.

« A Bruxelles, 100.000 personnes travaillent actuellement au sein des 6.500 ASBL du secteur à profit social », a rappelé Jean-Claude Praet, président de Bruxeo, anciennement CBEM-BCSPO, lors d’un événement organisé ce jeudi réunissant une centaine d’acteurs du secteur associatif à l’espace Jacqmotte à Bruxelles.

Et de continuer : « Ce véritable défi quotidien doit s’adapter sans cesse à l’évolution des besoins et des attentes des citoyens mais aussi au nouveau cadre juridico-institutionnel ».

Quels sont alors les défis qui attendent les entreprises à profit social pour les prochaines années ?

Marc Jagers, professeur à la VUB, a introduit le débat en soulevant une question de terminologie. Doit-on parler de profit social ou de non-profit ? « Nous partons trop vite du principe que quand nous parlons de social, tout le monde sait de quoi nous parlons », a observé Marc Jagers.

Les chantiers juridiques

A son tour, Fadila Laanan, ministre-présidente de la Cocof, a pris la parole pour aborder deux des grands chantiers juridiques qui viennent bousculer les ASBL.

Elle a tout d’abord salué le succès de la concertation entre le secteur associatif et les pouvoirs publics dans « l’épineux dossier des 500 euros défiscalisés » (aussi appelé travail associatif ou semi-agoral). « La Cocof et ses partenaires ont fait preuve de respect des institutions en organisant, malgré des déclarations médiatiques contradictoires, une concertation constructive en remettant des propositions d’amendements concrets, qui relaient les préoccupations des acteurs de terrain », a-t-elle insisté.

Fadila Laanan en a profité pour rappeler la position de la Cocof par rapport au gouvernement fédéral dans ce dossier : « Je m’étonne des messages envoyés par le Gouvernement fédéral. Dans la presse, le cabinet de Maggie De Block se dit ouvert à la discussion et attend les demandes francophones. Dans les faits, nous constatons qu’aucune de nos démarches ne trouve de réponses positives, ni même de suites, auprès du fédéral. »

Un avis largement partagé par le ministre bruxellois de l’Economie et de l’Emploi : « Le travail semi-agoral n’est pas une bonne idée. En tous cas, pas dans cette forme ».

Pour rappel, la semaine dernière, le fédéral a inscrit à l’ordre du jour du Comité de concertation la procédure en conflit d’intérêts afin d’y mettre fin. Les francophones, considérant la démarche précipitée, ont fait pression et ont obtenu le report des discussions.

Après la question du travail associatif, Fadila Laanan a abordé la Réforme du Code des sociétés. Autre dossier soulevant de fortes réactions du secteur associatif.

« La réforme du Code des sociétés est en cours de discussion au niveau fédéral et nécessitera, une nouvelle fois, une forte cohésion entre nos institutions et le secteur associatif. »

Selon la ministre-présidente, cette réforme amènerait, entre autres, à la « quasi-marchandisation des activités jusqu’alors non marchandes ». Une crainte partagée par le secteur, qui a notamment lancé la pétition « Touche pas à mon asbl ». De plus, pour Fadila Laanan « il est également à craindre que des autorités subsidiantes poussent les associations à chercher plus de ressources marchandes. »

► A lire aussi : « Les ASBL ne sont pas des sociétés commerciales »

Les défis du secteur

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