"Salle de shoot" à Charleroi : le CPAS a prévu un budget en 2020

Le projet d’installer une salle de consommation à moindre risque à Charleroi se concrétise. Une nouvelle étape dans ce dossier vient ainsi d’être franchie. Le CPAS de la métropole a prévu 770.000 euros dans son budget 2020 pour mettre sur pied la fameuse structure.

Lors de la dernière séance du conseil communal de Charleroi qui s’est tenue le 16 décembre dernier, le socialiste Philippe Van Cauwenberghe a présenté le budget 2020 du CPAS de la métropole. A cette occasion, le président du centre public d’action sociale a dévoilé qu’un montant de 770.000 euros était dédié au projet de salle de consommation à moindre risque (SCMR), qui se situera normalement dans les alentours de la tour de police. Concrètement, cette somme permettra d’acheter le bâtiment qui accueillera la « salle de shoot ». De la sorte, Charleroi emboîtera le pas de Liège, première ville à avoir ouvert une structure de ce type.

Avec cette SCMR, Charleroi ambitionne de réduire la prise de drogue dure. « Ça va au-delà de la consommation, il y a un accompagnement très sérieux avec l’espoir de s’en sortir », avait pointé Philippe Van Cauwenberghe, en juillet dernier.

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Un centre, trois zones

Le centre médico-social carolo sera composé de trois zones distinctes. La première sera la salle d’accueil des consommateurs de drogue. Dans cet endroit, les assistants sociaux tâcheront d’informer les usagers sur leurs droits ainsi que sur les règles à respecter au sein du bâtiment. Une deuxième partie du bâtiment sera dédiée à la consultation des toxicomanes avec les médecins. Finalement, le fameux centre accueillera la « salle de shoot » proprement dite. Là, les infirmières se chargeront de surveiller mais aussi d’encadrer les consommateurs avec un matériel aseptisé.

Le projet de Charleroi jouit en tout cas de l’expérience de la SCMR de Liège qui a fait ses preuves. « Ce qui me frappe, c’est l’important travail de préparation au développement du projet à Liège. Il y a eu une communication avec l’ensemble du voisinage, rencontres, visites sur le terrain, journée portes ouvertes, rencontres avec les infirmiers et le corps médical, autant de démarches qui ont permis de bien faire comprendre l’utilité du projet tant pour les usagers que pour l’ensemble des riverains », avait déclaré il y a plusieurs mois le président du CPAS.

A noter finalement que Bruxelles planche également sur un projet similaire même si celui-ci reste beaucoup moins avancé que celui de Charleroi.

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