Soins psychologiques remboursés : Et les + de 65 ans alors ?

Soins psychologiques remboursés : Et les + de 65 ans alors ?

Mi-juillet, Maggie De Block reparlait de ce fameux remboursement des soins psychologiques de première ligne dont elle avait, à plus d’une reprise ces derniers mois, (pré-)annoncé l’avènement. Cette fois, ça y est, le budget est confirmé, c’est pour fin d’année. Mais pas pour les plus de 65 ans, qui ne bénéficieront pas des séances à petit prix. C’est discriminatoire, a-t-on entendu, e.a. du côté du Conseil flamand des personnes âgées. Patience, il fallait faire des choix dans une enveloppe limitée, rétorque le cabinet. [Un article de Vie@home]

Le gouvernement a accepté de réserver 22,5 millions d’euros annuels pour rembourser jusque 8 séances avec un psychologue reconnu, se félicite la ministre de la Santé. C’est inédit, une intervention en la matière. Les bé-néficiaires ? Par an, quelque 120.000 adultes atteints de troubles mentaux courants... jusqu’à l’âge de 65 ans.

En d’autres termes, passé ce cap, c’est toujours prix plein. Ce qu’a regretté par presse interposée le directeur du Conseil flamand des personnes âgées, Nils Vandenweghe. Pour lui, « la détresse chez les aînés est pourtant très élevée ». Assurer une prise en charge de cette souffrance ne serait pas du luxe.

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Réponse de la bergère libérale flamande au berger : il lui fallait jouer serré dans une enveloppe limitée. Si les consultations psy à prix réduit (maximum 11 euros de ticket modérateur) avaient été ouvertes d’emblée à tous les Belges, chacun aurait pu profiter... d’une séance avec intervention, maximum deux. Bien trop peu pour faire la différence.

« On dirait qu’il s’agit d’une décision arbitraire et négative de notre part, mais rien n’est moins vrai. La limite d’âge est aussi liée à l’offre ». La mesure se focalise sur les 18-64 ans souffrant d’un « trouble mental courant », groupe cible pour lequel il existe déjà une offre de soins, de surcroît organisée en réseau comme le préconise Maggie De Block. Bref, les conditions sont rassemblées pour obtenir un impact visible à court terme. Et, partant, des arguments pour réclamer une rallonge de moyens à l’avenir.

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Une offre à déployer

« La prochaine étape consiste à trouver des ressources supplémentaires pour étendre le remboursement aux enfants, aux jeunes et aux personnes âgées », poursuit la ministre de la Santé. Ces dernières, elle n’en disconvient pas, ont des besoins importants, spécifiques, à prendre en considération.

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