Tombé dans le piège à l'emploi

Tombé dans le piège à l'emploi

La fédération des CPAS de Wallonie a réalisé une étude sur les pièges à l’emploi. Pour un isolé avec enfants, la perte de revenu est de 135 €.

Le piège à l’emploi, c’est quand le demandeur d’emploi n’a aucun avantage à accepter un emploi, ou lorsque l’avantage est insignifiant. On estime généralement qu’il faut arriver à un gain de 15 à 25% en plus de l’allocation pour que le travail soit attractif.

Lorsqu’une personne quitte son statut de chômeur ou de "minimexé", il perd aussi toute une série d’avantages liés au statut. Pour le bénéficiaire du revenu d’intégration, il faut enlever le tarif social énergie, l’exonération de la redevance TV, les allocations familiales majorées, le MàF social, ...

Aller travailler entraine aussi certains frais. Le transport supplémentaire, la crèche, mais aussi des frais divers comme des frais de nourriture, de vêtements, etc. Selon les estimations, ces frais divers s’élèvent à environ 1.250 € pour une année.

135 € en moins au travail

L’UVCW a estimé l’avantage financier qu’aurait un bénéficiaire du revenu d’intégration s’il travaillait pour un salaire minimum garanti (SMG).

Au CPAS, une personne isolée touche 589 € en poche. Pour un travail, son salaire "poche", déduit des frais supplémentaires, est de 729 €. L’avantage est donc de 140 € par mois (+24%) par rapport à l’allocation.

Pour un isolé avec enfants, le calcul est moins avantageux. Bénéficiaire du revenu d’intégration, la personne perçoit 904 €. Si elle travaille, en comptant les frais de garde, de transport, la perte d’avantages, ... son revenu disponible tombe à 768 € par mois. Ici, il n’y a pas d’avantage financier, il y a même une perte de revenus de 135 €.

De plus en plus de pièges à l’emploi

Depuis 1976, le revenu d’intégration a évolué à peu près de manière équivalente au PIB. Par contre, le salaire minimum garanti a connu une croissance beaucoup plus faible, diminuant par ce fait l’avantage à travailler.

Pour les CPAS, c’est par là qu’il faut commencer : l’augmentation du salaire minimum garanti est la solution pour amener les gens à travailler. L’augmentation des allocations doit s’accompagner d’une hausse équivalente du SMG. L’UVCW propose également de lier des avantages sociaux non par rapport à un statut (chômeur, bénéficiaire du RIS...) mais par rapport à un seuil de revenus (par ex. 1400 € bruts) en dessous duquel la personne garde l’avantage.



Commentaires - 2 messages
  • Perte du revenu mensuel net mais qu'en est-il du brut annuel ?



    Ce calcul tient-il compte des congés payés, du 13ème mois, de l'assurances hospitalisation payée par l'employeur, des cotisations pour sa future pension, de ce qu'il retouchera des contributions, de la possibilité d'avoir un crédit hypothécaire pour s'acheter sa maison, ...

    Morgoth samedi 25 octobre 2008 12:39
  • Morgoth,



    Il faut aussi se dire que tous ces avantages que tu cite, tous les employés ne l'ont pas. J'en connais encore beaucoup qui ne bénéficie pas de tous ces avantages....

    Invité lundi 27 octobre 2008 09:47

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