Un nouvel appel à projet pour la lutte contre le radicalisme

Un nouvel appel à projet pour la lutte contre le radicalisme

Alors qu’elle annonçait vouloir suspendre les subsides alloués à la lutte contre le radicalisme, Valérie De Bue vient de débloquer 2 millions d’euros lors d’un deuxième appel à projet, intitulé « Prévention de la radicalisation violente », s’adressant aux communes disposant d’un plan de cohésion sociale.

C’est à ne plus rien y comprendre. Alors que, fin novembre, Valérie De Bue annonçait vouloir suspendre les subsides communaux concernant la lutte contre le radicalisme, la ministre annonce avoir débloqué 2 millions d’euros pour la « Prévention de la radicalisation violente ». Ce deuxième appel à projet, utilisé dans le cadre du Plan de prévention du radicalisme, fait suite à un premier appel à projet lancé en 2017 nommé « Amélioration du vivre ensemble et prévention du radicalisme ». Celui-ci étant plus basé sur le dialogue et la réflexion, le deuxième appel à projet se veut être plus dans le concret, avec la mise en place de projets, la prévention de la radicalisation et la formation des principaux acteurs.

Une lutte contre le radicalisme en Région wallonne

Pour la Ministre, « Cet appel à projet s’inscrit parfaitement dans la volonté de la Wallonie de s’inscrire dans un Plan de prévention du radicalisme se basant sur la prévention et le climat de confiance en apportant des réponses durables aux causes de la radicalisation. A cette fin, le Gouvernement wallon a décidé de consacrer annuellement 2 millions d’euros à partir de 2016. Les différents appels à projets du genre doivent marquer une certaine continuité dans les actions à mener. Je tiens plus spécifiquement à sensibiliser les communes à tout mettre en œuvre pour pérenniser les dispositifs nés de ces appels à projets. » Afin d’améliorer le processus, Valérie de Bue, en accord avec le Ministre-Président, a évalué les projets du premier appel avant de donner les directives et les objectifs pour le deuxième appel à projet.

Des projets plus concrets

En se basant sur le rapport d’évaluation de l’administration, la Ministre a quelque peu changé les objectifs du deuxième projet. Les nouveaux projets devront être axés davantage sur la prévention de la radicalisation violente, sur la formation des acteurs de première ligne (pouvoirs publiques, associations culturelles, sportives ou sociales), tout en mettant en place des actions concrètes. L’existence d’une plateforme de concertation, réunissant tous les acteurs en contact direct avec la population, sera nécessaire pour répondre à cet appel à projet. Cette plateforme de concertation, au niveau communal, permettra un meilleur contact entre les acteurs, un échange de point de vue et une meilleure circulation de l’information. Cette plateforme permettra aussi l’identification précoce de la radicalisation, en posant un diagnostic avant l’action. Contrairement au premier appel à projet, ce deuxième appel se veut être plus dans la mise en place d’actions permettant de lutter contre le radicalisme. Ces projets seront en adéquation avec les besoins identifiés dans un diagnostic préalablement déterminé pour la prévention de la radicalisation violente.



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