Les infirmiers sont entendus, mais sont-ils écoutés ?

Les infirmiers sont entendus, mais sont-ils écoutés ?

A la veille des élections, l’Union Générale des Infirmiers de Belgique (AUVB-UGIB-AKVB) a organisé le 25 avril un débat politique sur son mémorandum avec les représentants des différents partis. Ceux-ci se sont rapidement mis d’accord : la qualité des soins est cruciale. Pour y parvenir, il faut non seulement rendre la profession infirmière plus attrayante, mais aussi s’efforcer de réduire la charge de travail et offrir les possibilités de formation continue. Pour sa part, l’AUVB-UGIB-AKVB souhaite être systématiquement consultée et entendue à toutes les étapes du processus législatif.


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La profession infirmière est en pleine évolution. Les décisions politiques prisent aujourd’hui auront des conséquences sur la qualité des soins, mais aussi sur les infirmiers de demain. Avec son programme en 7 points clés, l’organisation faîtière des infirmiers demande à participer aux discussions et aux décisions, tant au niveau régional, national et européen.

Avant le début du débat, Pedro Facon, directeur général du SPF Santé publique, sécurité de la chaîne alimentaire et environnement, a évalué les décisions politiques de la législature précédente concernant la profession infirmière. Après que Daniel Schuermans, vice-président de l’AUVB-UGIBAKVB, eut passé en revue les grandes lignes du mémorandum, la journaliste et modératrice Indra Dewitte a lancé le débat. La discussion s’est déroulée dans une atmosphère amicale, avec beaucoup d’unanimité mais peu de propositions concrètes. Et c’est exactement là que réside le problème. Dans le fait que les décideurs politiques n’écoutent pas (assez) les infirmiers du terrain.

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Questions et propositions souvent ignorées

L’AUVB-UGIB-AKVB note qu’au cours de la dernière législature, un certain nombre de mesures ont été prises en ce qui concerne la profession infirmière. L’organisation faîtière a formulée des questions et des propositions, mais les décideurs politiques les ont souvent ignorées. Jusqu’à la publication du rapport Future of Nursing qui vient confirmer les demandes de l’AUVB-UGIB-AKVB.

Il est essentiel que les budgets soient augmentés et qu’un nouveau plan d’attractivité soit élaboré. La charge de travail des infirmiers est trop élevée et devrait être réduite de 11 à 8 patients par infirmier, ce qui est d’ailleurs la moyenne européenne. Pour y parvenir, une formation est nécessaire. Les infirmiers ont besoin de recevoir une formation continue, ce qui implique pour le terrain d’être en mesure de remplacer les infirmiers afin de les faire bénéficier d’une formation continue. Ce sont tous des arguments que l’AUVB-UGIB-AKVB avance depuis des années. "Nous sommes entendus mais pas écoutés."

L’Union Générale des Infirmiers de Belgique demande aux différents partis politiques et parties prenantes de répondre aux besoins identifiés par le terrain, de déployer des actions concrètes en collaboration et consensus avec le secteur infirmier et les organes de représentation infirmière existantes tel que l’UGIB, le CFAI et le CTAI. À l’avenir, en tant qu’infirmiers motivés ayant des possibilités d’auto-perfectionnement et de professionnalisme, ils seront en mesure d’offrir aux patients les soins de haute qualité qu’ils méritent.

L’Union Générale des Infirmiers de Belgique



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