La Région bruxelloise lance sa 3è édition de la semaine e-santé

La Région bruxelloise lance sa 3è édition de la semaine e-santé

La Région bruxelloise s’apprête à se consacrer à la 3è édition de la semaine e-santé. Diverses activités permettront à la Cocom de sensibiliser aussi bien les patients que les prestataires de soins à l’utilité d’une telle évolution technologique dans le secteur de la Santé.

Du 18 au 22 juin 2018, la Cocom lance la 3è édition de la « semaine de l’e-santé ». Si l’année dernière elle s’est adressée surtout aux hôpitaux, ce sont les patients et les prestataires de soins qui sont au cœur de cette édition. L’occasion pour la Cocom, en partenariat avec Abrumet et l’ensemble des partenaires de la plateforme e-santé.brussels, de sensibiliser davantage encore les Bruxellois aux bénéfices du partage sécurisé de leurs informations médicales et d’améliorer la qualité du système et de la prise en charge. Et celle, par ailleurs, de mettre à l’honneur les nombreuses Start-ups ou entreprises bruxelloises actives dans l’e-santé.

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Le plan stratégique de l’ e-santé bruxelloise

En 2017, les ministres bruxellois ont fixé des chantiers prioritaires pour les déploiements de l’e-santé à Bruxelles. Retour sur l’état d’avancement.

- Informatisation des hôpitaux et partage de données

Les hôpitaux et prestataires qui y travaillent sont évidemment incités à collaborer à l’échange de données médicales. Cette incitation est suscitée par la valorisation des activités existantes et la remise d’un award de l’hôpital connecté. A partir de 2019, des normes qui intègreront l’évolution du partage de données sur le RSB (Réseau Santé Bruxellois) seront mises en place.

- Mise en réseau de la Garde organisée en médicine générale

Le partage de données permet au prestataire d’obtenir des informations sur le patient pris en charge lors de la garde et de relayer l’information vers le médecin généraliste du patient. Des progrès ont été faits et l’informatisation est en cours.

- Accompagnement des prestataires de 1ère ligne

Les programmes de sensibilisation et les formations continuent, en s’adaptant aux besoins. Ça s’inscrit dans le cadre de la réforme de la première ligne de soins également, là aussi de façon de plus en plus normative.

- Sensibilisation et formation des patients

L’accès aux soins connait de grandes inégalités. Dans le volet e-santé du Plan bruxellois, une attention particulière doit être portée pour que les changements induits par le partage électronique de données n’aggravent pas les inégalités en créant une "fracture numérique". L’e-santé doit rester un outil au service d’une meilleure qualité des soins. Et des premiers projets pilotes sur la facture numérique seront lancés en 2019.

- Santé mentale

Longtemps opposé à l’e-santé pour des raisons éthiques, le secteur de la santé mentale voit progressivement dans les outils de partage de données une opportunité de renforcer la relation avec leurs patients et de "garder le contact" avec les patients dans la cité.

Les efforts de sensibilisation ont porté leurs fruits. Les publications et consultations de documents des institutions psychiatriques sont de plus en plus nombreuses. Leur vision sur l’e-santé a changé et la réticence pour "raisons éthiques" est en train de s’estomper.

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L’e-santé en chiffres

Le Réseau Santé Bruxellois compte 645.000 inscrits. Au 1er mars 2017, ils étaient 451.071 et 252.292 au 1er février 2016. En 3 ans, le nombre de Bruxellois qui partagent leurs données de santé a donc fortement augmenté et a connu une progression de 250%, preuve de l’importance de mener des campagnes de sensibilisation. Parallèlement, on dénombre 9.046 prestataires de soins inscrits sur le Réseau Santé Bruxellois. Rappelons que tous les hôpitaux sont connectés au Réseau. Plus de 21 millions de documents sont disponibles dont 4,3 millions sur les 6 derniers mois, et une moyenne de 60.000 consultations de ceux-ci par mois. Enfin, 323.589 dossier santé électroniques résumés ont été publiés depuis le 1er janvier 2015. Ce chiffre était de 126.000 en avril 2017. La Région bruxelloise a débloqué 4 millions d’euros en 4 ans pour développer l’e-santé à la capitale.

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En pratique ?

Le partage de données de santé se fait dans le cadre strict de la continuité des soins au patient. En clair, un professionnel de santé qui ne serait pas impliqué dans la prise en charge d’un patient ne peut accéder aux données qui le concernent. Il faut qu’il existe entre le patient et le professionnel un lien thérapeutique et de confiance. Une particularité du système belge de l’e-santé et donc du système bruxellois, il est décentralisé. Les données sont stockées par les institutions qui les produisent et ainsi mises à disposition des prestataires. Pour les médecins qui ne disposent pas de serveurs informatiques, la Région bruxelloise met à leur disposition un coffre-fort, Brusafe.

Pour accéder à une série d’informations médicales, concrètement il faut se rendre sur le site www.résausantébruxellois.be ou sur l’application "Itsme". Cette application a été à la base développée par le secteur bancaire et semble très pratique dans le secteur de la santé.

Pour le futur, l’objectif est de permettre également aux kinés, psychologues, infirmières... d’avoir accès au dossier médical de chaque patient, une fois que ceux-ci ont donné leur consentement éclairé.

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Au programme de la semaine de l’e-santé

Au programme de cette semaine : des évènements, des spots radios, des campagnes d’affichages, une animation des réseaux sociaux afin de toucher l’ensemble des Bruxellois. Le 20 juin à 9h00 aura lieu l’atelier participatif de la LUSS ( Ligue des Usagers des Services de Santé), contre la fracture numérique. Les acteurs de terrain et les associations de patients se mobilisent pour lutter contre les inégalités liées à l’e-santé dans le prolongement du Plan stratégique e-santé bruxellois 2017-2019. Les inscriptions à l’atelier de la LUSS se font sur : luss@luss.be.



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