Maggie De Block fait un nouveau pas vers l'e-santé

Maggie De Block fait un nouveau pas vers l'e-santé

L’évaluation finale des 24 projets pilotes d’applications mobiles dans le domaine des soins de santé, commandée par la ministre fédérale de la Santé Maggie De Block, a confirmé la plus-value qu’ils constituent pour les prestataires de soins comme pour les patients. Cela devrait permettre à la ministre de tracer un cadre réglementaire pour donner à l’e-santé un rôle officiel.

Depuis quelques années, le secteur de l’e-santé ne cesse de se développer et de proposer des initiatives innovantes. Pour donner d’un cadre juridique aux applications mobiles de santé et permettre à certaines de devenir officielles, la ministre fédérale de la santé Maggie De Block a lancé une évaluation de 24 projets pilotes. Les résultats de cette évaluation de 6 mois confirment les avantages que les applications mobiles peuvent offrir aux prestataires de soins et à leurs patients. L’élaboration d’un système de validation des applications est aussi en cours depuis mi-février.

Plus de confort pour tous

Selon l’évaluation, les applications mobiles de santé offrent un confort supplémentaire et une certaine aisance dans la pratique pour les patients et les prestataires de soins. Pour cela, il faut que l’application soit facile à utiliser et sécurisée. Il est également parfois nécessaire qu’elle puisse communiquer avec d’autres applications de soins mobiles, comme par exemple le dossier informatisé du patient.

L’examen des applications mobiles indique que les meilleurs projets sont ceux dans lesquels toutes les parties sont représentées : les patients et les prestataires de soins mais aussi la direction de l’organisation de soins et le partenaire de l’industrie. Maggie De Block souligne ainsi : "Une équipe bien rôdée reste un élément de réussite crucial". L’évaluation confirme que le prestataire de soins joue un rôle crucial dans la gestion de l’utilisation de ce type de technologie. En effet, deux projets ont été mis en suspens par les prestataires de soins concernés parce qu’il y avait un risque potentiel pour les patients : les alertes n’était par exemple pas claires pour les professionnels et ils ne savaient pas pour quel patient ils les recevaient. Enfin, cette évaluation finale confirme aussi les points forts ressortis de l’évaluation intermédiaire en novembre dernier. C’est le cas par exemple de l’implication du patient dans son suivi de soins. Les patients qui utilisent une application suivent mieux leur traitement, se sentent en sécurité et mieux soutenus du fait que les professionnels des soins de santé suivent tout à distance.

Des avantages économiques

L’évaluation met aussi en avant les avantages de l’utilisation d’une application au niveau des coûts des soins de santé. Environ la moitié des projets sont concernés. En effet, l’évaluation démontre qu’ avec les applications mobiles, le nombre de consultations non planifiées était à la baisse, tout comme le nombre de journées de soins à l’hôpital, les médicaments étaient mieux adaptés et il y avait moins de situations d’urgence et moins de complications.

Evaluer pour donner un cadre réglementaire

Selon Maggie De Block, "Tout le monde est bien conscient de l’utilité d’une application comme outil de soins pour le patient. Mais ce n’est pas l’application en soi qui fait la différence. L’utilisation de l’application doit se conformer à l’approche large des soins de santé telle que définie par les prestataires de soins. Cela a clairement été confirmé par les projets pilotes". Si la durée de 6 mois était trop courte pour pouvoir rassembler suffisamment de preuves cliniques, c’est que l’évaluation avait pour objectif de définir, à l’aide d’expériences pratiques à échelle limitée et dans un environnement sûr, quel encadrement il fallait prévoir pour pouvoir donner au plus vite une place officielle aux applications médicales dans les soins de santé.

Chacun des 24 projets pilotes recevra donc un feedback individuel détaillé dans les prochaines semaines. Pour la ministre de la Santé, "Les projets pilotes ont répondu aux attentes : aussi bien nous, en tant que pouvoirs publics, que les prestataires de soins et l’industrie avons pu en tirer des leçons dans la pratique. Ces informations nous permettront à présent de tracer le cadre réglementaire afin que la santé mobile puisse avoir une place officielle dans nos soins de santé."

Une pyramide de validation des projets

Mi-février, la ministre De Block a annoncé l’arrivée d’un modèle d’évaluation pour les applications médicales. Pour Maggie De Block, "Il faut vraiment miser sur l’innovation pour faire face aux défis actuels. Évidemment, non seulement les patients, mais aussi les prestataires de soins doivent avoir une garantie au niveau de la sécurité et de la qualité des nouvelles applications. C’est pourquoi il est si primordial d’introduire un système d’évaluation strict."

L’élaboration d’un système de validation en pyramide sur 3 niveaux est donc actuellement en cours. Il permettra d’évaluer si une place peut être attribuée aux applications dans le cadre des soins de santé réguliers. Ce sera une future ASBL, rassemblant des représentants des pouvoirs publics, des prestataires de soins et de l’industrie, qui se chargera de l’organisation de cette évaluation. Un financement sur mesure sera élaboré dans le courant de cette législature pour les applications se situant au troisième niveau de la pyramide.

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