4 communes s'unissent autour d'un projet de maison de repos

4 communes s'unissent autour d'un projet de maison de repos

En Brabant-Wallon, 3 communes ont choisi d’élaborer un projet de maison de repos en collaboration avec une commune voisine dans le Hainaut. Ainsi, elles espèrent monter un dossier plus solide, pour une structure viable sur le long terme. A Genappe, Court-Saint-Etienne, Villers-la-Ville et Les Bons Villers, des études sont donc menées pour déterminer les besoins de la population et les possibilités de financement.

Depuis la fermeture de la maison de repos de Court-Saint-Etienne, il n’existe plus de maison de repos publique dans la commune, ni dans celles de Genappe, Villers-la-Ville et Les Bons Villers. En effet, si le business des maisons de repos privées est florissant, la réalité est plus complexe pour les structures publiques. Face au vieillissement de la population, les 4 communes ont donc décidé de s’unir dans un projet collectif. Pour le moment, elles ont commandé 2 études pour établir la faisabilité du projet, dont les résultats devraient être disponibles au mois de septembre prochain.

S’unir pour un projet viable

Ce sont les collèges communaux et les CPAS qui se sont mobilisés pour la création d’une maison de repos. En s’appuyant sur le soutien de 4 communes, ils espèrent mener un projet plus facilement soutenable sur le long terme. "Les maisons de repos monocommunales engendrent une importante pression financière : à quatre, c’est plus raisonnable et plus viable", a affirmé le président du CPAS de Genappe, Vincent Girboux, à L’Avenir. Les résultats des études commandées devraient être livrés en septembre, afin d’envoyer au plus vite le dossier à la Région wallonne. Ce n’est qu’ensuite qu’il pourra être intégré à la politique générale des communes.

- [A lire] : Quid de l’encadrement des personnes en MRS ?

Une nécessaire analyse des besoins...

La première étude commandée par les 4 communes concerne les besoins de la population. Elle est actuellement réalisée par l’Université catholique de Louvain (UCL). L’étude intègre une analyse démographique, mais aussi un questionnaire sur l’état de santé, les revenus et la demande de services des habitants. Les premiers résultats de l’analyse démographiques sont déjà tombés, et montrent qu’une croissance importante de la population est à prévoir dans les années à venir. La part des personnes âgées de plus de 65 ans devrait ainsi augmenter de 7% d’ici 2035. Face à l’augmentation de la population vieillissante, une nouvelle maison de repos apparaît donc essentielle pour éviter une surpopulation des structures existantes, qui nuirait aussi bien au personnel qu’aux patients. Pour déterminer les besoins de la population, quant à l’emplacement de la maison de repos, mais aussi la répartition par commune, la mobilité devrait aussi être étudiée.

- [A lire] : La solidarité comme alternative aux MRS

... et des moyens aussi !

La seconde étude a été commandée au cabinet d’audit spécialisé Gemelli. Elle s’intéresse aux aspects financiers du projet, comme les possibilités de financement, les montants à investir et la manière de gérer l’établissement. Pour le moment, les communes tablent sur une structure d’une centaine de lits.

La rédaction



Ajouter un commentaire à l'article





« Retour

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies.   J'accepte   En savoir plus