Aide à la jeunesse : recrutements dans les équipes mobiles

Aide à la jeunesse: recrutements dans les équipes mobiles

En commission du parlement de la Communauté française, Valérie Glatigny, ministre de l’Aide à la jeunesse a dévoilé le bilan positif des nouvelles équipes mobiles d’accompagnement, introduites par le nouveau code. Ce système va prendre de l’ampleur, grâce à l’engagement de professionnels qualifiés.

Entré en vigueur au 1er janvier 2019, le code de la prévention, de l’aide à la jeunesse et de la protection de la jeunesse renforce les mesures alternatives au placement en IPPJ pour les mineurs FQI et c’est dans ce cadre qu’il a été décidé de fusionner les équipes SAMIO et API pour former les EMA. Ces structures doivent pouvoir permettre une meilleure prise en charge des mineurs poursuivis pour une infraction, notamment en proposant une alternative aux IPPJ. Le député PS, Eddy Fontaine, a interrogé Valérie Glatigny, ministre de l’Aide à la Jeunesse, sur deux points majeurs : d’abord sur l’efficacité de ce nouveau système puis sur une potentielle évolution concernant sa capacité d’accueil.

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Améliorer la prise en charge des jeunes délinquants

Valérie Glatigny a expliqué en plusieurs points les avancées apportées par cette réforme. Ainsi, la fusion des anciens services vise à permettre « au magistrat de recourir à la mesure d’accompagnement dans le milieu de vie des jeunes dès la manifestation des premiers faits de délinquance et non plus à la suite d’un placement en IPPJ ». Un accompagnement d’une durée de 3 mois (qui peut être éventuellement renouvelable 3 fois) des jeunes délinquants est assuré par les EMA. Ce suivi peut être réalisé de manière préventive pour intervenir de manière rapide après des premiers actes de délinquance ou pour faciliter une réinsertion sociale après un placement au sein d’un IPPJ. La nouvelle organisation du système de prise en charge doit aussi permettre une meilleure répartition géographique de l’offre en accompagnement sur le territoire de la Fédération Wallonie-Bruxelles.

Les EMA peuvent réaliser un travail d’investigation et d’évaluation afin de dresser le profil et retranscrire la situation de chaque jeune. Ce bilan sera utilisé afin d’informer les magistrats de la jeunesse sur les possibilités de son maintien au sein de son milieu de vie. La ministre fait part de la satisfaction des magistrats de l’Aide à la jeunesse face à l’efficacité de la réforme et de leur bonne dynamique de travail avec les EMA. Les magistrats expriment aussi leur satisfaction à propos du travail d’investigation et d’évaluation par les EMA qui devrait être facilité par l’embauche de plusieurs psychologues.

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10 équivalents plein-temps supplémentaires

Le deuxième point questionné est relatif à la capacité de prise en charge de ce nouveau système. En effet, comme l’énonce le député PS la capacité d’accueil des EMA est d’aujourd’hui de 294 jeunes. Selon la ministre, 320 prises en charges simultanées pourront être réalisées à l’issue du recrutement de professionnels qualifiés. En effet, 10 équivalents plein-temps ont été engagés ou sont en passe de l’être. Quatre éducateurs spécialisés sont recherchés pour intégrer les équipes de Bruxelles. Pour répondre au besoin des EMA, trois psychologues supplémentaires vont aussi être recrutés.

Enfin, l’élue souligne la nécessité de tels recrutements afin de « garantir une équité entre divisions judiciaires dans l’application de la mission d’investigation et d’évaluation, mais aussi de respecter les engagements qui ont été pris auprès des juges de la jeunesse. Il s’agit de leur fournir une alternative à la disparition prochaine des services d’accueil, comme prévu par la réforme des projets éducatifs des IPPJ. »

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A.T.



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