Un site de l'Agence pour le Non-Marchand
Informations, conseils et services pour le secteur associatif

Euthanasie des mineurs : les professionnels disent non

31/01/14
Euthanasie des mineurs : les professionnels disent non

39 pédiatres et académiciens ont signé une lettre ouverte aux différents présidents de parti concernant l’élargissement de la loi pour l’euthanasie aux mineurs. Ces professionnels, dans la pratique au quotidien, « n’y voient aucune plus-value », peut-on lire dans la Libre Belgique.

Ces 39 pédiatres et académiciens demandent « un sursis pour une proposition de loi qui risque d’être adoptée dans la précipitation », peut-on lire dans La Libre.

D’après les concernés, « cette loi ne répond à aucune réelle demande » et « les moyens pour apaiser la souffrance sont largement disponibles » dans l’état actuel de la médecine. S’ils reconnaissent que l’acharnement médical est inutile et qu’il est évident qu’aucun enfant ne devrait souffrir, « les équipes de soins palliatifs pour enfants reconnues sont parfaitement aptes à soulager la douleur, tant en hôpital qu’à domicile ».

Absence de débat

«  Les demandes formulées à la Chambre pour procéder à de nouvelles auditions d’experts en pédiatrie ont été rejetées (...). Une demande d’euthanasie pour un mineur, qu’elle soit spontanée ou mûrement réfléchie, ne se présente jamais dans la pratique ». Cela met la Belgique dans une situation d’urgence alors que la situation « est loin d’être dramatique », dénoncent les pédiatres.

L’enfant choisit de mourir

«  Dans la proposition de loi, l’accord des parents apparaît comme un verrou de sécurité, qui intervient après la demande d’euthanasie exprimée par l’enfant. Dans la pratique, les choses peuvent se présenter très différemment : la demande de l’enfant peut être suggérée par les parents qui commencent à espérer que la souffrance ne se prolonge pas trop longtemps et, consciemment ou inconsciemment, encouragent l’enfant à demander d’en finir. Il n’est pas incongru de penser qu’un enfant doué d’une sensibilité particulière perçoive l’option de l’euthanasie comme une solution ou un devoir, surtout s’il ressent que ses parents ne supportent plus de le voir souffrir ».

Plus de temps, plus de réflexion

«  Parce que, aujourd’hui, grâce au développement de soins palliatifs performants pour enfants, il n’apparaît plus objectivement nécessaire d’adapter la législation, parce qu’il est contradictoire d’affirmer l’autonomie de l’enfant mineur, jugé apte à formuler une requête d’euthanasie, tout en exigeant le consentement des parents, enfin, parce qu’il n’existe aucune mesure objective de la capacité de discernement des enfants, nous sommes d’avis que la question mérite plus ample réflexion. Nous estimons qu’il n’y a aucune urgence pour adopter cette proposition de loi sous la législature actuelle ».

(Source : La Libre)

Lire la lettre complète

Lire aussi :

L’Europe met la Belgique en garde contre l’euthanasie des mineurs

Euthanasie des mineurs : une étape en plus vers la dépénalisation

Euthanasie des mineurs : "la loi de l’euthanasie est en panne"

Euthanasie des mineurs : le texte adopté au Sénat



Ajouter un commentaire à l'article





« Retour